QUERELLES THEO LOGIQUES
nément injuriés et honnis ^ ». A' Hildeslieiin (15o7), les prédicants soutinrent une longue lutte avec leur surintendant ïilmann Gragius au sujet de la justification et de la Gène. Gragius combattait, comme une, superstition, l'opinion d'après laquelle les hommes dont la barbe gardait quelque goutte du sang divin après la communion étaient obligés de la faire couper. Parce que les prédicants entouraient le Saint-Sacrement d'un grand respect,« le distinguant d'un pain ordinaire, dans l'usage et dans la dispensation, » le surintendant les avait publiquement insultés, et avait été jusqu'à dire : v Eh bien, dévorez-le, ce pain! léchez-le, màchez-le, adorezle! » Gragius fut chassé de la ville et, dans un écrit publié peu de temps après son expulsion, traita tous les docteurs de Rostock « de coquins, de blasphémateurs, de calomniateurs éhontés, de chiens enragés et de disciples de Gain ^ ».
Au Golloque de Worms, en présence de la plus haute autorité de l'Empire, les dissensions du parti protestant allaient éclater au grand jour.
1 Cramek, l. III, p. 145.
- Salig, t. III, pp. 411-413. Sur les rjuerclles des prédicants à Schweinfiirt, voy. SixT, Schweinfurt, p. 18:2-183.