‹ L'Allemagne et la réforme (volume 3)Chapitre 554 sur 572 · L EGLISE PROTESTANTE EN AUTRICHE · texte numérisé non relu

L EGLISE PROTESTANTE EN AUTRICHE

ils prétendent que de leur temps le vin, les céréales, la viande, le poisson et toutes sortes de denrées précieuses étaient en abondance et à bon marché, que les gens du temps jadis étaient pi«ux, honnêtes, serviables, affectueux et non, comme à présent, fourbes et mauvais. » « Ils se plaignent du temps présent, ils disent que tout le monde trompe, que tout est devenu hors de prix, et que le monde est perverti. Aussi se c(»nsidèrent-ils comme malheureux et finalement ils attribuent tout le mal à l'Evangile béni, prétendant que, depuis qu'il a été prêché en Allemagne, rien n'a jamais bien été, et que les choses empirent de jour en jour, j) Lang ne nie point que ces plaintes ne soient fondées : « Il n'est que trop vrai, » ajoutet-il, {( que la plupart des gens sont devenus pires depuis que la pure doctrine et la parole de Dieu ont été annoncées dans ce pays *. » Au début du règne de Rodolphe, les choses demeurèrent dans l'ancien état sous le rapport de la religion. Mais la violence des démagogues flaciniens contre « les papistes idolâtres et blasphémateurs » donna bientôt lieu à de tels excès qu'il devint nécessaire de sévir. A Vienne, en 1377, un gentilhomme insulta un prêtre pendant qu'il célébrait la messe à Saint-Etienne, apostropha grossièrement des femmes en prière, et menaça un bourgeois de lui passer son épée au travers du corps. Deux hallebardiers, qui se trouvaient là, se joignirent à lui, et proférèrent des menaces contre les doyens 2. L'année suivante, pendant la procession du Saint- Sacrement, à laquelle l'Empereur, les, archiducs Ernest et Maximilien et le duc Ferdinand de Bavière assistaient, on remarqua dans les rues des groupes si menaçants qu'on jugea prudent d'interrompre la cérémonie. Le lendemain, le prédicant Opitz, accusé d'avoir excité le peuple et de l'avoir poussé au mépris de l'autorité, fut expulsé de Vienne avec deux de ses vicaires -K Cette mesure passa dans tout l'Empire pour un acte d'odieuse tyrannie. L'archiduc Ernest, auquel l'Empereur avait donné le gouvernement de l'Autriche, y était l'objet d'une violente aversion. Un moment, on put craindre qu'une révolution n'éclatât. Résolu à défendre et à maintenir l'ancien culte, Ernest défendit aux deux membres d'Empire d'attirer d'autres personnes que leurs propres sujets aux exercices du culte luthérien. Ordre fut donné aux villes et bourgs placés sous la dépendance du prince régnant de congédier tous les prédicants et de reiitrer au giron de l'Eglise catholique. Les villes et bourgs ayant adressé uue supplique à l'archiduc pour

« Lang, Vonder Seligkeit, Francfort-sur-le-.Mein (1570). Préface, A^ pp. 229, 258, 260.

=* WlEDEMANN, t. II, pp. lü4-lt).'S.

^ V. Aketi.n, pp. t'l-l--l-l'6. WiEDiiMAN.N. t. II, pp. 207-208.

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le conjurer de révoquer cet édit et les deux membres d'Empire de Haute et Basse-Autriche étant intervenus, l'archiduc déclara qu'il était résolu à marcher sur les traces de Maximilien son père, lequel avait toujours rel'usé daccorder laConlession d'Auj,'sbourg et n'avait jamais admis l'intervention des deux membres d'Empire; que les villes, averties par les édits précédents, s'étaient elles-mêmes attiré les mesures dont elles se plaignaient, car elles ne s'étaient pas contentées de pratiquer leur culte en secret, elles avaient toujours été plus avant dans leurs empiétements, jusqu'à ce qu'enfin elles eussent établi publiquement le nouveau culte, chassé les prêtres catholiques, nommé aux paroisses des ministres luthériens, mis la main sur les bénéfices pour en appliquer les revenus aux besoins du culte évangéliquc, en un mot usurpé sciemment et ouvertement les droits de l'autorité spirituelle.

En cette même année (1579), Ernest édicta une nouvelle loi scolaire ordonnant qu'à l'avenir les maîtres catholiques seraient seuls admis à instruire ia jeunesse, que les livres d'enseignement seraient tous catholiques, que les écoliers seraient conduits tous les dimanches et jours de fêle au sermon et à la messe, qu'on exigerait d'eux l'observance des jours de jeûne; que les maîtres, avant leur installation, seraient examinés avec la plus grande attention par Toflicial de Vienne et par le doyen de la faculté de théologie; (ju'ils seraient ensuite présentés au Conseil, que les écoles seraient visitées deux fois par an par des inspecteurs supérieurs chargés de rendre compte à l'autorité de l'état où il les aurait trouvées, enlin que les livres suspects et pernicieux seraient saisis dans toutes les librairies.

L'attitude ferme et résolue de l'archiduc rendit le courage aux prélats persécutés, jus(iiie-là si timides. En I08O, lorsque leurs collègues à la diète autrichienne refusèrent de voter les impôts avant d'avoir obtenu de l'Empereur une réponse favorable quant au libre exercice du cuite protestant, ils prirent la parole, soutinrent que, sous pn'texle de religion, on ne pouvait se dérober au devoir patriotique, et que le plus pressé était de n'apporter aucun retard à l'envoi des subsides. « L'ennemi héréditaire menace rAllema,i(ne. le moment serait mal choisi pour dispulc'r beaucoup sur la religion. De plus, la ques-tion religieuse est maintenant très embrouillée et très complexe, les honorables membres d'Empire S(jnt divisé-s. L'un demande cette confi'.ssion-ci, l'autre celle-là, le troisième, le (jualrième ou le cinquième est encore d'opinion dillérente, <le sorte qu'en un si grand nombre d'années on n'a pas fait un seul pas dans la voie de la eoiiciliation. !\l:iis (piand bien même nous punnioii-s tous nous réunir pour li'availler a l'o-uvre si

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désirable, ce grand travail devrait être entrepris en un autre lieu, à un autre moment, et d'une autre manière. Les Catholiques doivent avoir toute liberté d'exposer leurs griefs, leurs besoins; ils sont las d'être invariablement congédiés avec des injures, comme s'il était naturel et juste qu'une partie seulement des citoyens soit entendue, tandis que l'autre est non seulement lésée, mais condamnée d'avance. Les propriétés ecclésiastiques sont extraordinairement diminuées; les sujets catholiques, malgré leur conscience et leur devoir, sont forcés d'embrasser des religions étrangères; ceux qui restent fidèles à la foi de leurs pères sont traités comme des malfaiteurs, chassés de leurs maisons, dépouillés de leurs biens. De plus, se disant tolérés par l'Empereur, une foule de prédicants sectaires inondent le pays; ils n'appartiennent pas à une secte mais à un grand nombre de sectes; ils diffament les évêques de la manière la plus odieuse et enseignent aux sujets toutes sortes d'erreurs et d'hérésies. A Dieu ne plaise que cette confusion de Babel soit appelée religion, et soit jamais autorisée parmi les chrétiens 1 ! ))

Pour essayer de mettre un terme à cette « confusion de Babel » que personne ne pouvait nier, les deux membres d'Empire protestants eurent recours à un théologien de Rostock nommé Backmeister et le chargèrent de faire une enquête dans toutes les paroisses, afin de concilier le mieux possible les querelles que les Flaciniens avaient fait naître. Le gouvernement n'apporta aucune entrave à ce projet. L'archiduc Ernest, ayant demandé à ce sujet des explications précises, se déclara satisfait lorsqu'on lui eut répondu que « l'enquête n'avait d'autre but que d'établir dans les Eglises des deux membres d'Empire un gouvernement régulier, la discipline et l'union 2 ».

L'obstacle vint d'un autre côté.

Dès les réunions préliminaires, qui eurent heu au château de Horn, on en vint sur la doctrine et les cérémonies du culte à de telles disputes que Backraeister, qui les présidait, écrivait aux deux membres d'Empire, avant même que l'enquête n'eût commencé : « Si je n'avais pitié de cette Eglise affligée et déjà si profondément troublée, je donnerais ma démission. » Onze prédicants tlacinicns présentèrent un mémoire où ils menaçaient des plus terribles châtiments du ciel ceux qu'ils appelaient « les prophètes de la paix ». « La véritable Eglise, » disaient-ils, « n'aura jamais de paix sur la

1 WiEDEMANN, t. I, pp. 3S8-392, t. II, pp. 213-214.

^ Rxupxcii, Erläuteries evangelisches Oesterreich, t. II, p. 13.

50S i:tat de l kcmsi: protestante en Autriche.

terre. L'huinanilé est une race de vipc-res, l'honime n'est qu'un bourbier de vices, »

L'enquête révéla toute la gravité de la situation. La majorité des prédicants était d'une ignorance absolue; quelques-uns n'avaient même jamais vu la Confession d'Augsbourg, encore bien moins i'avaient-ils lue et étudiée; d'autres n'auraient pas même été en état de réciter le symbole des apôtres; beaucoup no se présentèrent pas; d'autres résistèrent ouvertement aux. enquêteurs. Les seigneurs, patrons des églises, avaient confisqué les biens des paroisses : il en résultait que les presbytères, les écoles, les établissements de bienfaisance menaçaient ruine *.

A la première séance préliminaire, il avait été question de nommer un surintendant et un conseil ecclésiastique, « afin que le chariot d'Israël, profondément embourbé, pût être enfin tiré de l'ornière ». ßackmeister ayant refusé la charge de surintendant, les deu.K membres d'Empire le donnèrent au théologien Conrad Becker Wick, lequel, au bout de peu de temps, demanda à retourner dans son pays. A peine si les Protestants d'Autriche conservaient quelque espoir de voir jamais la religion s'établir chez eux. sur des bases solides et sur une constitution stable.

Les Flaciniens, soutenus par un certain nombre de membres de la diète, continuèrent, dans leurs prêches et dans leurs écrits, à injurier sans relâche tous leurs adversaires, « papistes, sacramentaires, faux luthériens et prophètes de paix ». Presque chaque paroisse était en guerre ouverte avec la paroisse voisine, car, parmi les Flaciniens eux-mêmes, les (luerelles les plus scandaleuses a\aienl éclaté. Quehpjes-uns avaient encore exagéré la doctrine de leur maître, et disaient maintenant : « Le péché originel vient de Dieu et du diable; le diable est le créateur des âmes; les femmes enceintes portent le diable dans leur sein, car l'homme tombé et non régénéré est la créature de Satan. » Les ministres (jui, par « égard pour les oreilles de leurs auditeurs, » refusaient de traiter fréquemment ces sujets en chaire, étaient regardés jiar les intransigeants comme de misérables lâches. Ils étaient publicpiement insultés et même on les donnait au diable.

Joa(;him .Magd<;l)urgius, aulrel'ois [)ré(licaiit de Sal/wedel, avait été jadis expulsé de rKIcctorat de Brandi-bourg, pour rt'l'usd'obéissatice auxédilsd(! religion de Joachiuill -. Il avait d'abord été demander

^ Rkvvach, Erläutertes euant/elisc/ies Oestcrreiih, t. III, ji]). lOi et .siiiv.

* H\UPAf:ii. PreshiilP.riildjia, p. i()4. Les Siihsl.iiiliali.^lcs se rcro nu. lissaient au sailli fju'ils (-cliatiiçi-aicnl en se reticontrant : a Dieu le bénisse, pcolié oriicinol ! » à (|uoi raiitre répondait : « \a: \wr\\r oriiLjinal le remercie ». Wwi-xcn, Erläutertes euaiujel, Oesterrekli, t. 11. p. 130, nule.

LE PROTESTANTISME E\ AUTRICHE. go9

asile à Rüdiger de Starhemberg, à Eferding dans la Haute-Autriche, puis, en 1564, il avait été nommé par le général Hans Ruber prédicantdes reîtres allemands à Roab. Là et ailleurs, il enseignait oralement et verbalement « un Fiacinianisme renforcé ». Selon lui, les corps des chrétiens, même après leur mort, continuent à être l'objet de la colère divine, et le péché originel habite encore en eux. Cène sera qu'au dernier avènement du Christ, après que le Rédempteur aura ressuscité et régénéré les corps de ses élus, que le péché originel sera effacé. Cette doctrine trouva autour de lui d'ardents adeptes, mais aussi des adversaires acharnés, et sur toutes ces questions de furieuses querelles éclatèrent. Beaucoup de Flaciniens trouvaient la doctrine de Magdeburgius opposée à l'Ecriture, injurieuse pour la Passion et la mort du Christ, propre à fomenter de nouvelles hérésies, et nommaient ses partisans « prophètes de tombeaux, cadavéristes, blasphémateurs de squelettes ». D'autres accusaient les adversaires du nouveau docteur de ne rien comprendre aux Ecritures et les appelaient « flatteurs de cadavres, antinomes, épicuriens, ennemis de la justification du Christ », etc., etc. *.

Ce n'était pas seulement dans les écrits de controverse et dans les chaires que la lutte était ardente; elle passionnait aussi le peuple. On se battait dans les rues, dans les hôtelleries, et quelquefois le sang coujait. Les anciens flaciniens. Spangenberg, Opitz et plusieurs autres, pour avoir essayé de concilier les querelles, furent traités de fous et d'hérétiques. On les exila^ on les « recommanda à la vengeance de Satan ». Unprédicant refusa de donner la Cène à l'épouse de Rüdiger, qui était enceinte, jusqu'à ce qu'elle eût avoué à l'église, en présence de tout le peuple, qu'elle n'était que péché, et qu'elle portait eu elle le démon. A la suite de cette extravagance, les Flaciniens encoururent la disgrâce de Rüdiger qui les avait protégés depuis tant d'années, n résolut de les expulser de ses domaines, mais « mal lui en prit, car il eut à subir de singulières avanies ». LesFla-

' Le théologien Christophe Irenaeus s'efforçait de démontrer par mille raisornements subtils que le péché originel étant quelque chose de vivant, de raisonnable, d'intelligent, d'agissant, comme Paul et Luther l'avaient démontré, le cadavre d'un chrétien, qui n'a ni raison ni intelligence, ni volonté, ne peut plus être ni être nommé péché originel. « Le péché originel existe, il a une vie propre, il commet tous les autres péchés, dit Luther, mais le cadavre sans âme n'a point de vie, il ne saurait offenser Dieu, ainsi ne peut -on l'appeler péché originel. » Irenaeus comparait le cadavre du chrétien à un repaire de brigands en ruines. « Cette ruine,» disait-il, « n'est plus un repaire de brigands, ce n'est plus qu'un monceau de pierres ; c'est parce qu'il a été un repaire de brigands, qu'il a été détruit de fond en comble. » Von dem neuen Dogmate der todten Erbsünder und der selig im Herrn verstorbenen Lcichnamsschender (1583). A?-^, A<-b, Cb. Voy. aussi 2*-b. Le traité d'Irénac fut porté aux nues le 23 mars lo83 par Christian Gerhardi, dans une élégie latine, H*-b.

510 1. 1: PIIOTKS ÏA.NTISMK KN A U T R I f. Il K .

ciniens lireiit tout pour k; roiulre odieux à ses sujets, le Irailèrenl de tvran, de piipiste impur, de menteur, d'hypocrite. Son frère Gundacar chassa leurs prédicants de ses possessions sans se mettre aucuuement en peine de Texcommunication qu'ils prononcèrent contre lui *. Les membres protesta» ts des Etats, à leur grande mortilication, en lurent enfin réduits à supplier l'archiduc Ernest de les débarrasser de ceux (ju'ils avaient soutenus si longtemps et traitaient maintenant de « sectaires venimeux ' «.

Les ordres de l'Empereur, même dans les questions civiles, n'étaient pas obéis. Lorsque Rodolphe décréta pour l'Autriche l'adoption du calendrier grégorien, ce fut, dans toutes les chaires protestantes, « un tumulte elh'oyable, une grêle d'invectives ». Sept prédicants, daus un volumineux traité, éuumérèrent les motifs pour lesquels ils refuseraient toujours d'adopter « ce calendrier maudit », cette « queue du dragon infernal ». L'accepter, disaient-ils, serait se rendre coupable envers Dieu de la plus noire ingratitude. Toute autorité temporelle qui l'adoptait flattait l'Antéchrist et l'adorait servilement. Admettre une semblable abomination, c'était oublier l'ellVoyable sentence prononcée par saint .Jean dans l'Apocalypee : « Ceux qui auront le signe de l'Antéchrist sur la main ou sur le front seront torturés par le feu et le soulrc, par l'ordre des saintsot'de l'Agneau.»« Sachez qu'il nous serait interdit d'obéir au Pape (on au diable, carc'est tout un), quand bien même il nous ordonnerait des choses saintes; comme par exemple de dire un vater, ou de recevoir le sacrement sous les (Jeux espèces. )> « 11 est impossible d'admettre le nouveau calendrieret de rester chrétien, bien (]ue le Pape ne nous le propose pas, mais d'autres on son nom ; de même que nous ne pourrions accepter un présent du diable et rester chrétien, ainsi que ledocteur Luther l'a très bien expliqué dans l'un de ses traités : « Quicon(juo obéit au Pape,» a-t-il dit,« iiepeut être sauvé. Tout chrétien soucieux de son éternité doit l'éviter, le fuir et le maudire, autant que le diable en personne. » « Une grande sa"essc, une profonde piété sont cachées dans ces paroles de Luther. Adopter le calendrier serait s'exposer à la damnation éternelle. »

Dans le peuple, « tout était désordre et tumulte ».« La parole de Dieu est foulée aux pieds, »écriventles prédicants ditnsun mémoire adressé à la Diète, « les sacrements sont méprisés, des vices abo-

' Voy. Raui'ach, Erlnuler/ex cvnmjeL Oestcrrcirh, t. II, p. l.SO, note; t. III, pp. 40 el siiiv. Xtuiefnchf /itifulw. pp. 25 cl siiiv. /'ri'.<i/ii//er()luf/i(i , p. i09. Die tifiirii l>r<>/t/ii:li;n undßacinnisrhi'ii Sriii/utrmi'r nus ihri'n l'rediiirti iiwl l'unioxscliri/len ijezeichnet (158i). p|«. 13, 27-35. Wikde.man.n, I. J, pp. 3lt2 ii«.

' WlKUEMANN, t. I, pp. 426-W7.

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