SCULPTURE ET PEINTURE
En Allemagne comme partout ailleurs, les progrès de la sculpture et de la peinture suivirent de près ceux de l'architecture leur sœur. L'architecture a besoin de leur secours; elle ne peut arriver à un plein épanouissement ni produire tout son effet, qu'elle ne leur soit étroitement associée. D'autre part, la sculpture et la peinture ne peuvent prospérer si elles ne trouvent un ferme appui dans l'architecture.
Les murs du saint édifice une fois achevés, il fallait songer à animer ces espaces froids et vides; à les orner extérieurement et intérieurement de statues, de tableaux destinés à symboliser les enseignements et les saintes traditions du christianisme, à rendre comme visibles les personnes et les objets du culte, à être, enfin, comme « les prédicateurs d'une vie plus haute ». La ferveur chrétienne avait hâte d'orner, de rendre magnifique le lieu où le Sauveur réside, s'unit aux hommes dans sa miséricorde et son amour; où, dans un saint recueillement, le peuple fidèle adore et élève ses pensées vers le ciel. Tout ce que la terre peut donner de plus beau, tout ce qui peut aider les élans religieux de l'âme, fut employé à parer nos temples, et la sculpture et la peinture, marchant sur les pas de l'architecture pour servir l'Église, prêtèrent à l'esprit chrétien son expression la plus sublime. Leurs chefs-d'œuvre ont gardé l'empreinte de ce qu'il y a de meilleur et de plus durable dans toute œuvre d'art : l'amour ardent de l'artiste pour sa création.
Les églises n'étaient pas seulement pour nos pères le sanctuaire de la prière; elles étaient encore comme des expositions grandioses, où, sous leurs yeux, la divine histoire de la Rédemption se déroulait à l'aise. Elles étaient en même temps pour le peuple des musées constamment ouverts, des galeries historiques, où, de siècle en siècle, les chefs-d'œuvre venaient s'ajouter aux chefs-d'œuvre. C'est en les admirant tous les jours que se formait le sens esthétique dans la jeunesse; grâce à elles, les artistes trouvaient des occasions sans
14ô L'ART ET LA VIE POPULAIRE.
cesse renouvelées de pratiquer leur art. Les commandes abondaient, venues soit des particuliers, soit des corporations.
Toute famille aisée, toute corporation tenait à faire hommage à Dieu d'un don particulier pour sa sainte demeure ; on offrait un tableau, une statue, un vitrail, un devant d'autel; les portraits de famille eux-mêmes, en leur qualité de portraits de donateurs, étaient apportés aux pieds des saints, et servaient une pensée élevée. Quand les artistes se représentaient eux-mêmes, soit par la couleur, soit par le bronze, le bois ou la pierre, ils se donnaient l'attitude d'humbles suppliants; dans celles de leurs compositions qui ont de nombreux personnages, on les voit chercher toujours la place la plus modeste pour y figurer; souvent, comme Adam Krafft, dans le tabernacle de l'église de Saint-Laurent, ils paraissent en habits de travail, revêtus de leur tablier, un outil à la main et dans l'attitude de serviteurs1.
Mais ce n'était pas seulement la vie religieuse, c'était aussi la vie domestique et publique que la sculpture et la peinture s'efforçaient d'ennoblir et d'orner. Les hôtels de ville, les maisons des corporations, les demeures patriciennes étaient des musées d'art en petit, et attestent encore aujourd'hui la force et la sève du sentiment artistique de la nation 2.
Aucune maison bourgeoise n'était dépourvue de peinture; toutes portaient sur leur fronton, soit un symbole quelconque, soit l'image du saint patron de la famille . L'aspect seul des rues dans les grandes villes disait le rôle important qu'avait l'art dans la vie de la nation : elles ressemblaient à des chroniques illustrées, dont les murs, recouverts de fresques, étaient comme les feuillets; ces fresques faisaient mieux pénétrer dans l'intime de la vie populaire et bourgeoise que n'importe quel livre écrit ou imprimé. D'excellents artistes s'y essayaient; il arrivait souvent qu'ils les réussissaient mieux, y montraient plus d'habileté et de talent que dans leurs autres compositions, et de véritables chefs-d'œuvre se trouvaient ainsi exposés dans la rue, pour l'ornementation d'une simple maison bourgeoise2. On dépensait souvent de grosses sommes pour l'embellissement des villes; ainsi à Nuremberg, en 1447, la ville donne 500 florins pour dorer la belle fontaine qui s'y trouve; une nouvelle peinture et dorure coûte plus tard 400 florins (1491) \
Tous les chefs-d'œuvre de l'époque portent l'empreinte de l'art national.
1 Voyez Monz, Zeitschrift, t. III, p. 3-8, et t. XVII, p. 257-279. — Rettberg, .Vurnbtrgt Kunslleben, p. 59, 91. — RlEHL, p. 113.
2 Voy. E.NNEN, t. III, p. 900.
' Particulièrement à Au(;sbourg. Voy. Hiehl, p. 291 298. — Herberer, p. 02. * Chroniken der deutschen Sttidte, t. X, p. 107, et t. XI, p. 560, note 3, p. '00.
L'art est le bien commun de l'humanité, il a ses racines dans la vie intellectuelle et universelle de l'esprit humain : toutefois il porte, là où il se produit, les caractères du milieu où il se développe '. Comme les mœurs et le langage, il croit sur un sol religieux, au sein même du peuple ; il traduit et revêt la vie intime et les sentiments les plus élevés de la nation sous le symbole de l'image, de même que la langue, sous le symbole des mots, les mœurs, sous la forme des relations sociales, les traduisent et les revêtent. Les artistes allemands d'alors, par nature comme par développement personnel, avaient le sentiment très-prononcé de l'amour de leur pays; ils transportèrent tout naturellement ce sentiment dans l'art. On peut presque discerner les traits de caractère particuliers à chaque province allemande en étudiant les œuvres artistiques qui lui appartiennent en propre. De même que toute grande ville avait un dialecte particulier, l'art y avait aussi certaines nuances, qui n'éîaient qu'à lui.
Tous ces artistes remarquables qui produisirent en si grande abondance des œuvres si variées et si admirables, n'étaient que de simples bourgeois, d'humbles ouvriers d'une corporation de la ville. Le jeune homme se rendait dans l'atelier d'un maître, y apprenait la préparation traditionnelle de la matière première, acquérait la pratique des travaux de son état, avançait peu à peu, et devenait enfin premier ouvrier. Il étudiait le maître, se perfectionnait en suivant son exemple, puis il se mettait en voyage; s'il parvenait à produire quelque ouvrage vraiment remarquable, il faisait ce qu'on appelait « œuvre de maître », et passait patron; sinon, il restait simple ouvrier, et se bornait à aider son maître dans l'exécution des commandes reçues. Au reste, les patrons eux-mêmes, verriers, statuaires, sculpteurs sur bois, fondeurs eu métaux, fondeurs de cloches, orfèvres, forgerons, serruriers, travaillaient avec leurs ouvriers et leurs apprentis, maintenaient parmi eux l'ordre et la discipline, mangeaient à la même table, couchaient sous le même toit, et ne se distinguaient en rien des autres gens du métier.
Parmi les vies des nombreux protecteurs de l'art à cette époque, nous choisirons celle du drapier et échevin Jacques Heller, de Francfort-sur-Ie-Mein. Aous pourrons y étudier la manière dont l'art se développait alors, ses étroits rapports avec la vie des citoyens, et la souplesse avec laquelle il se pliait aux besoins des hommes de ce temps. Les grandes capacités de Heller, sa connaissance pratique des affaires lui avaient valu la considération de ses concitoyens. 11 avait vu le monde; en 1500 il avait visité Rome et avait représenté plusieurs fois avec succès les intérêts de Francfort dans les
1 Voy. Lutuaudt, p. 34-35.
diètes de l'empire et différentes affaires diplomatiques. Les legs, les fondations qu'il fit en si grande abondance nous font concevoir une haute idée de sa bonié de cœur, de sa bienfaisance envers la misère et le malheur, de son affectueuse sollicitude pour ses subordonnés, de sa belle et patriarcale manière de vivre dans sa maison, au milieu de ses fidèles serviteurs. Plein d'amour pour son pays, ami zélé du progrès de la science, il donna « de bon cœur », et pour l'utilité commune cle la ville, une somme importante pour la construction d'une nouvelle bibliothèque. Jusque par delà la mort, il voulut concourir à l'honneur, à la prospérité de sa ville natale par la donation de sommes considérables qu'il attribua à la construction d'édifices publics, églises, et murs d'enceinte. Une profonde et grave piété, un esprit entièrement dévoué à l'Église furent les mobiles qui le dirigèrent toute sa vie. Sa foi était aussi la cause de la protection qu'il accordait aux arts, et s'il faisait travailler sculpteurs et fondeurs, peintres, orfèvres, brodeurs, c'était pour prêter une expression durable â sa piété. On a conservé des ordres écrits laissés par lui pour l'achèvement de précieux ornements d'église destinés à des cloitres et à des églises de la ville et des environs. II y indique avec précision les belles broderies d'art qui doivent y être employées; par exemple, pour le cloître des Dominicains de Francfort, il ordonne qu'on fasse un ornement d'église avec du velours rouge, du meilleur et du plus beau, richement orné, exécuté de la manière la plus artistique, avec une belle croix sous laquelle Marie et saint Jean seront représentés, et où seront brodés deux écussons : le sien et celui de sa femme », « plus, deux dalmaîiques et une chape de chœur où saint Jacques et sainte Calherine soient brodés », ouvrage auquel les perles de sa défunte femme doivent être employées. Outre cela, il ordonne de dépenser quatre-vingts et même cent florins en surplus, afin qu'elles soient encore plus belles, plus dignes d'être consacrées à la gloire et à la louange de Dieu. Pour son tombeau, dont il avait marqué la place dans le cloître des Dominicains, il fit faire, de son vivant, un bel ouvrage d'art en bronze, surmonté d'une statue de la Mort '. Dans l'église de Notre-Dame, il fit exécuter un admirable groupe sculpté représentant Jésus au jardin de Gethsémani, non loin duquel sont les apôtres endormis -. 11 .joignit à celte offrande magnifique une fondation pieuse. Mais tous ces dons restent bien au-dessous, comme valeur artistique, d'un tableau d'autel destiné au couvent des Dominicains (qu'Albert Durer peignit par son ordre), et d'un Cal-
1 Lorsque le monastère fut supprimé, cette statue fut brisée comme n'étant que du ■ vieux métal ■ , et vendue à des Juifs.
2 II n'existe plus maintenant.
vaire qu'un maître inconnu exécuta sous sa direction pour le cimetière de la cathédrale. Le tableau de Durer représente l'assomption et le couronnement de la Sainte Vierge; il excita chez les contemporains l'admiration la plus vive, et jouit pendant un siècle d'une réputation très-étendue l. Quant au Calvaire, c'est ce que Francfort possède de plus remarquable en fait de sculpture du moyen âge. Il se compose de sept statues plus grandes que nature, d'une exécution parfaite et d'un effet saisissant. Le Christ en croix, surtout, est une création magistrale et sublime; la douloureuse et noble expression de la tête inclinée produit une émotion profonde. Sur le socle de ce monument, modèle d'harmonieuse composition, on lit l'inscription latine suivante : « En l'an 1509, les époux Jacob Heller et Catherine de Molhaim, demeurant à Nuremberg , ont érigé ce Calvaire, à la louange de notre glorieux triomphateur Jésus-Christ, en leur nom et en celui de leurs ancêtres, afin que Dieu accorde sa (/race aux vivants et le repos éternel aux morts. » Les textes de la sainte Écriture, gravés en relief en plusieurs endroits et au bord des vêtements des personnages, sont dignes d'attention, en ce qu'ils montrent bien les sentiments qui ont présidé à l'érection du monument. Les citations de la sainte Écriture et les représentations plastiques sont dans un parfait rapport, et font de l'œuvre entière comme une expression grandiose de la foi, de l'espérance, de l'amour confiant et tendre du donateur. Le dernier texte : « Et .Jacob prit la pierre, et il la dressa comme un signe », fut évidemment choisi par Heller par allusion à son propre prénom, et pour bien indiquer qu'il faisait cette fondation pour le salut éternel des morts et des vivants, dressant ainsi un signe commémorât if, érigeant un sanctuaire de prières pour les générations présentes et futures. Heller fit en outre une donation pour que tous les vendredis de l'année, le recteur de l'École de la Collégiale de Saint-Barthélémy, avec sept de ses élèves, vint devant le sanctuaire « réciter un office en mémoire du Christ », et pour que, devant le Calvaire et le jardin des Oliviers, en l'église IN'otre-Dame, deux lampes brûlassent perpétuellement 2.
Toute bonne œuvre, sous quelque forme qu'elle se produisit, était considérée par les chrétiens de ce temps comme agréable à Dieu; on l'accomplissait « de par Dieu », comme on disait jadis, c'est-à-dire pour satisfaire au commandement que Dieu nous fait de témoigner notre charité par des actes. On faisait le bien « pour obtenir son
1 Voy. Kai fimvw, A. Durer, p. 27-29.
* Voy. le beau travail de Cormll, intitulé Jacob Heller et Alb. Durer. — Voy. .1. Merlo, ânnalen dethislor. Vereins für den Niederrhein (Cologne, 1882), cah. 38. 103- 1 10. — Sur d'autres donations faites par des bourgeois de Francfort, voy. Kriegk, Geschiente von Francfwt, p. 161-181.
propre salut, et parce que le bonheur éternel ne peut être mérité que par les œuvres de miséricorde spirituelle et corporelle : les aumônes, la construction des églises, les tableaux qui servent à les orner, les statues et autres décorations d'église, enfin tout ce qui peut attirer les hommes aux saintes méditations et à la pieuse ferveur1; tous ces dons doivent être faits afin de trouver grâce devant Dieu ». La doctrine de l'Église sur le mérite des bonnes œuvres était alors acceptée par toutes les classes de la société; grâce à son influence, les États et les villes n'avaient jamais besoin d'établir un budget courant pour la construction des églises, des écoles, des maisons de bienfaisance, hôpitaux, orphelinats et autres établissements charitables. Le gouvernement, les caisses communales ne fournissaient aucun subside à la charité, et l'on ne faisait pas de collecte dans les maisons. Tous les frais qu'exige le secours des misérables étaient couverts par des dons volontaires; en même temps le même désir de plaire à Dieu et de sauver son âme procurait aux artistes la commande d'innombrables œuvres d'art qui glorifiaient à la fois la religion et la patrie.
Étudions de plus près les choses : examinons, par exemple, l'activité artistique qui régnait dans la petite ville de Calcar (Bas-Rhin). Nous pouvons du reste admirer encore dans son église un grand nombre de magnifiques tableaux et de riches sculptures sur bois, datant de cette époque2.
Il y avait à Calcar diverses corporations parmi lesquelles, autant que nos renseignements nous permettent d'en juger, la corporation de Notre-Dame et celle de Sainte-Anne tenaient le premier rang par la munificence de leurs dons. En 1492, la corporation de Notre- Dame fit exécuter par maître Dérick Bongert l'autel en bois sculpté de la sainte Famille qui existe encore, et qui est merveilleusement beau. Dans les comptes de cette corporation, nous voyons qu'un certain maître Arnt acheva en 1480 un Ensevelissement du Christ ; qu'un autre, nommé Ewert, sculpta un retable d'autel (1492); enfin qu'en 1498 cette même corporationrésolut d'ériger dans l'église, en l'honneur de la Passion, le célèbre autel que nous pouvons encore y admirer. Les notables de la confrérie, accompagnés du curé de la paroisse Jean Houdaen (docteur et autrefois professeur de théologie), se rendirent à Utrecht pour examiner et étudier les autels en bois sculpté qui s'y trouvent. Un dessinateur qu'ils avaient emmené avec eux fit, aidé par maître Arnt, les dessins nécessaires. On tira d'Amsterdam, de Nimègue et des forêts impériales le plus
1 Seelen/ uhrer , p. 9.
s Tiré du travail si consciencieux de Wolff sur l'église de Saint-Nicolas à Calcar.
beau bois qu'il fut possible de se procurer ', et aussitôt après le retour des délégués, on fit faire par un charpentier de Calcar la caisse de l'autel. Le travail fut partagé entre plusieurs sculpteurs sur bois, eu égard à leur capacité. Les trois groupes inférieurs, qui représentent l'entrée de Jésus à Jérusalem, la fête de l'Agneau pascal et le lavement des pieds, furent confiés à Jean Van Haldern; l'ornementation, à Rytermann, au bahutier Derick-Jeger et à son fils. Le sujet principal, la Passion de Jésus-Christ, fut exécuté par le « très-célèbre tailleur d'images » maitre Lodewich. Cet autel, dont l'harmonieuse perfection fait une œuvre incomparable, fut terminé en 1500, et les notables de la corporation donnèrent à maitre Lodewich, en récompense de son travail, 178 florins d'or. La même corporation confia plus tard l'exécution du riche et admirable autel des Sept- Douleurs de Marie à un autre bourgeois de Calcar, maitre Henri d'Ouwermann; les magnifiques stalles qui ornent le chœur de l'église furent exécutées aux frais de la fabrique, par Henri Bernts (1505-1508). Comme perfection de sculpture, c'est bien ce que le Bas-Rhin possède de plus remarquable parmi les œuvres de ce genre. Le maitre sculpteur reçut comme salaire 200 florins d'or, deux muids de seigle, quatre tonneaux de bière, et, comme hommage particulier, « un manteau et cinq aunes d'étoffe de soie d'Ypres pour sa femme ». Le candélabre de la chapelle de la Vierge, haut de 13 pieds, large de 7, une des plus grandioses productions de ce genre , est aussi l'ouvrage de Henri Bernts; mais il mourut avant de l'avoir achevé, et il fut alors confié à maitre Kerstkende Bingenbergh9, « bourgeois de la ville » (1510). Outre les seize sculpteurs de Calcar dont les noms sont venus jusqu'à nous, tant de peintres y étaient employés en même temps qu'on peut encore aujourd'hui citer les noms de treize d'entre eux, parmi lesquels se trouvait Jean Jost, vulgairement appelé Jean de Calcar, et le plus célèbre de tous (f 1519) 3. C'est lui que la corporation de Notre- Dame chargea d'exécuter les quatre panneaux du maître-autel, dont le prieur du couvent des Ursulines avait fait les dessins. En dehors des peintres proprement dits, il y avait à Calcar deux peintres verriers (1485-1515), plus huit brodeurs en soie chargés de fournir les ornements à personnages brodés de perles et de pierres précieuses, les bannières et d'autres objets servant au culte. Parmi eux on cite particulièrement le Frère Egbert, probablement Dominicain *. De
1 Voy. Wolff, t. VII.
2 Wolff, p. 23-28.
1 Voy. Wolff, p. 13-: 2.
1 II est probable qu'alors à Calcar toute maison bourgeoise avait des vitraux peints. Voy. Wolff, 22.
belles orgues furent aussi construites pour l'église, mais il n'en reste plus rien que les comptes (1482-1519).
Dans les monuments d'art de la pelite cité du Bas-Rhin, la sculpture et la peinture restent étroitement unies : il en était ainsi au moyen âge comme dans l'antiquité (chez les Grecs en particulier). Les sculptures sur pierre, sur bois et même sur ivoire, étaient peintes, et sur les tableaux, nous trouvons des ornements en relief.