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dans le courant du quinzième siècle, ce qu'on appela V « allemand vulgaire ». Grâce aux efforts de Maximilicn, il fut promptement d'un usage général et devint le langage officiel de la chancellerie impériale. Toutefois ce résultat ne fut atteint, et le « haut allemand » ne devint littéraire, qu'après que Luther l'eut popularisé en s'en servant dans la composition de ses ouvrages. Il s'est défendu d'avoir inventé une langue nouvelle : « Je n'écris pas, dit-il, dans un langage singulier qui m'appartienne en propre; je me suis servi de l'allemand vulgaire, afin que la haute et la basse Allemagne pussent me comprendre. Je parle le langage de la chancellerie saxonne dont se servent en Allemagne tous les princes et rois, depuis que l'empereur Maximilien et l'électeur Frédéric, duc de Saxe, ont fondu dans une même langue les dialectes allemands de l'empire romain '. »
Si l'on excepte Luther, dont l'éloquence innée et puissante avait été portée à une extraordinaire perfection, par la lecture assidue des prosateurs du quinzième "iècle et par ses continuels rapports avec le peuple, on peut affirmer hardiment que les auteurs du seizième siècle (pour ne pas parler du dix-septième), lorsqu'on les compare à ceux du quinzième, ont, dans toutes les branches de la prose, fait des pas en arrière. A la place de la langue d'autrefois, si pleine de naturel, d'aisance, de simplicité et de charme, ils ont trop fréquemment substitué un lourd et informe jargon qu'on ne peut lire sans une impression pénible 2.
La prose du quinzième siècle est pure, correcte, originale. Dans cette correction, dans cette pureté, elle demeure l'impérissable monument du caractère allemand avant que rien l'eût encore altéré ni faussé.
Buszwüikung) , se distinguent particulièrement par la pureté du langage et l'exposition serrée et intelligente des principales vérités de la foi. H. Rone a réédité et remanié \aMcfde la pénitence dans une traduction libre (Mayence, 1864). L'édition si soignée des sermons choisis de Geiler, de Phil. de Lorenzi, mérite des éloges (Trêves, 1881). L'introduction traite d'une manière intéressante de la vie et des écrits authentiques de Geiler, p. 1-112.
1 OEuvre* complètes, édit. de Francfort. L'expression maintenant généralement usitée de Hochdeutsch haut allemand) ne peut s'appliquer à cette langue, et Luther ne l'a jamais employée. Vraisemblablement, c'est l'imprimeur de Baie, Adam Pétri, qui s'en est servi pour la première fois en 1523, en réimprimant la traduction du Nouveau Testament de Luther. Mais par ce mot Hochdeutsch, il n'enten lait parler que de la langue de son pays, c'est-à-dire de la haute Allemagne Oberdeutsch), et ce n'est aussi que dans < ette acception que les premiers grammairiens allemands l'ont employée. Pour plus de détails, voy. Pfeiffer, (dans sa réfutation de Grimm), préface de la Chronique de Nicolas de Jeroschin (Stuttgard, 1854;.
1 C'est la conclusion qu'adopte le grand germaniste Fr. Pfeiffer dans la Germania, t. III, p. 409. — Voy. aussi Kurz, p. 742-743.