MURNER, LA RUINE DE LA FOI CHRÉTIENNE
introduits dans l'Église. Aucun homme loyal n'a jamais tenté de les justifier Seuls ils sont cause du mouvement révolutionnaire qui éclate :
Les abus dont on se plaint, Nul homme d'honneur ne les défend !
Dieu même, je commence à le croire, Ne veut pas les tolérer davantage!
Mais mon cœur est plein de larmes, Parce qu'on veut détruire noire foi.
Voila l'unique sujet de mes pleurs!
11 faut que je confesse ici la vérité, Nous ne sommes pas sans reproche. La question de l'indulgence, dit-on, A malheureusement égaré bien des gens Entendant dire tant de mal d'elle, On s'est imaginé que les sacrements Étaient tout aussi suspects; On a cessé de les vénérer.
0 Dieu du ciel, fais-nous miséricorde!
Les hauts dignitaires de l'Église sont ensevelis dans la mollesse; la désunion et l'envie régnent dans tout le clergé, cela n'est que trop vrai, mais on ne peut remédier à ces maux par un bouleversement violent, parle renversement total de tout l'ordre établi! Or c'est vers ce but que courent les partisans des idées nouvelles, car l'organisation ecclésiastique serait ruinée de fond en comble si les doctrines qu'ils propagent venaient à être adoptées :
Le bon Pasteur a été frappé, Les brebis se sont dispersées !
Notre Saint Père est mis dehors :
Il ne doit plus porter couronne, Car le Christ n'a fondé son pouvoir Par aucune parole sacrée!
En plus de cent mille endroits Se répand cette doctrine empoisonnée.
Tous nos grands prélats,
Les cardinaux, les évêques
Vont être supprimés.
Le curé seul sera toléré,
A condition que le peuple l'ait choisi;
Mais comment son esprit faussé
Pourrait-il reconnaître le bon Pasteur .'
0 lamentable honte !
La messe ne sert plus à rien,
Ni d.ins la vie, ni a la mort;
Ils se raillent des sacrements :
INous n'en avons que faire ! disent-ils.