‹ L'Allemagne et la réforme (volume 4)Chapitre 437 sur 630 · ÉLOQUENCE DE LUTHER · texte numérisé non relu

ÉLOQUENCE DE LUTHER

petit livre intitulé : De la liberté d'un chrétien* (1520), où Luther a retracé le bonheur de l'âme unie à Jésus par l'anneau de la foi, « comme une épouse est unie à son époux »! « Un chrétien est tellement élevé par la foi au-dessus de toutes les choses de la terre, que, spirituellement parlant, il en devient le maître, car elles ne peuvent plus apporter aucun obstacle à son salut; tout lui est soumis, tout favorise son voyage vers le ciel. » « C'est une dignité vraiment sublime et incomparable que celle du chrétien; c'est une domination toute-puissante, c'est vraiment un royaume spirituel! » >< Mais de plus, nous sommes prêtres, ce qui est encore beaucoup plus que d'être rois, car le sacerdoce nous rend dignes de servir Dieu et de prier pour nos frères. » « Le Christ nous a choisis et rachetés, afin que nous puissions aider spirituellement nos frères, et intercéder les uns pour les autres. » « Qui pourrait dire la gloire et la dignité dune âme chrétienne? Sa royauté lui donne pouvoir sur toutes les choses créées, et son sacerdoce la rend puissante sur le cœur même de Dieu. ' C'est ainsi que Luther, dès qu'il sent sous ses pieds un débris de l'antique foi, jette sur le monde un regard joyeux et triomphant. Beaucoup d'autres pages de ce petit traité sont encore plus étonnantes. On ne peut assez s'émerveiller en voyant cette même main, habituée à renverser comme à coups de massue tout ce qui avait été tenu jusque-là pour sacré, toucher avec tant de justesse les cordes les plus délicates du sentiment de l'amour divin : « C'est assez parler de l'homme intérieur; venons maintenant à un autre sujet; parlons de l'homme extérieur. Voici qu'il s'agit à présent des actes. Les bonnes œuvres s'offrent aux regards du chrétien, car il ne doit pas rester dans l'inaction, il faut que son corps soit exercé au jeûne, aux saintes veilles, au travail, soumis à une règle de tempérance exacte, afin que parfaitement dompté il obéisse en tout à l'homme inîcrieuret à la foi, et n'apporte plusaucuu obstacle, aucune résistance à l'âme, comme il a coutume de le faire lorsqu'on lui laisse pleine liberté. L'homme intérieur est uni à Dieu; il est joyeux, il est plein d'allégresse en songeant à Jésus, qui a tant fait pour lui; il met son unique bonheur à le servir avec désintéressement, et dans un libre amour.'» « Le chrétien doit se faire, volontairement, le serviteur de Dieu, aidant son prochain, et traitant avec lui comme Dieu l'a traité lui-même par l'intermédiaire du Christ. Il doit s'acquitter de son office de charité sans jamais réclamer de salaire, ne voulant, ne cherchant que le bon plaisir de Dieu. » « Vois, c'est de la foi que naissent l'amour et l'attrait pour Dieu, et c'est de l'amour que nait le dévouement volontaire, joyeux et libre, pour le prochain! » Les

I Sâmmll. Werke, t. IV, p. 173-199.

•jlO l.l'THER ET LA BIBLE.

dons de Dieu doivent passer de l'un dans les autres, et devenir communs à tous. De Jésus-Christ, ils s'écoulent en nous; de nous, ils doivent se répandre en tous ceux qui en sont dépourvus1. >? Lorsque Luther écrivait ces lignes, son âme était comme envahie par un souffle puissant du passé catholique. Elles sont comme le lointain écho des sentiments de son cœur le jour où il prononça ses vœux et, dans un libre élan d'amour, se consacra pour jamais à la pratique des conseils évangéliques.

Mais bientôt, dans ce même traité, nous le voyons reprendre son œuvre de destruction, et renverser de nouveau le développement religieux de tous les siècles chrétiens, ne laissant subsister quela sainte Écriture, unique source où la foi doive puiser ses certitudes, seule règle, seule puissance législatrice auxquelles le chrétien puisse recourir ».

Et néanmoins il est le premier à ruiner l'autorité de la Bible dans les préfaces qui accompagnent certains livres de sa traduction du Nouveau Testament'.

C'est ainsi qu'il rejette l'épitre de saint Jacques, « véritable épitre de paille >, selon lui, n'ayant « absolument rien d'évangélique ». a Je ne la tiens pus même pour apostolique >-, dit-il. « Au reste, la vraie pierre de touche pour la critique des livres du Nouveau Testament, c'est la mesure dans laquelle ils reproduisent la doctrine du Christ. Ce que Jésus-Christ n'a pas enseigné ne serait pas apostolique, quand bien même Pierre ou Paul l'enseignerait. En revanche, ce que prêche Jésus- Christ serait apostolique quand bien même Judas, Anne, Pilale et Hérode le prêcheraient. Mais ce Jacques ne nous entretient que de la loi et de ses œuvres; il embrouille toutes les questions. •• « Aussi », dit Luther dans l'édition de 1522 du Nou-

' Sammil. Werke, t. IV, p. 182-183, 185-186, 188-189, 196.

' Dans sa traduction du Nouveau Testament et dans les commentaires qui l'accompagnent, Luther, par des passages intercalés habilement dans le texte, en contournant le sens de maint passage, en en transformant d'autres, s'efforce de donner à la principale de ses doctrines, la justification par la foi seule, une couleur plus biblique. Voyez les preuves multipliées que Dollinger a réunies sur ce sujet : Reformation, t. II, p. 139-1~3. Dans l'épitre aux Romains, chap. iv, v. 28, saint Paul avait dit : Nous devons reconnaître que l'homme est justifié par la foi, sans les œuvres de la foi ■ ; Luther traduit : ■ par la foi selle. ■ Ses paroles à ce sujet ont été souvent citées : ■ Si votre nouveau papiste a l'intention de faire un fracas inutile à cause du mot sola, hâtez-vous de lui dire : « Le docteur Martin le maintient, et affirme de plus qu'un papiste et un âne sont mêmes choses, sic rolo, sicjuheo, sit pro ratione voluntat, car nous sommes bien décidés à n'être plus ni les disciples ni les élèves des papistes, mais bien leurs maîtres et leurs juges. Nous aussi, nous ferons à notre tour les fiers et les arrogants avec ces têtes d'ânes! ■ .le suis fâché de n'avoir pas mis dans mon texte toutes et toute » et de n'avoir pas écrit, par conséquent, - sans toutes les œuvres de toute la foi- ; le sens eût été ainsi plus rondement formulé. Donc ce vers reste et restera tel quel dans mon Nouveau Testament, et quand tous les ânes papistes devraient en devenir fous et stupides, ils ne me feront point démordre de ce que j'ai avancé. • (I'. 141-142.)

veau Testament, « je ne veux pas mettre son épitre dans ma Bible parmi les autres livres authentiques. Je n'empêche néanmoins personne de l'estimer et de l'apprécier selon qu'il le jugera bon '. >•■

Quant à l'épure aux Hébreux, Luther affirmait qu'elle n'était ni de saint Paul, ni d'aucun autre apôtre. « On ne saurait dire à qui elle doit être attribuée. Il est probable qu'on l'ignorera encore pendant quelque temps. Du reste, peu importe5. »

Voici son opinion sur l'Apocalypse : « Pour ce livre, je laisse à chacun toute liberté; je n'entends lier personne à ma manière de voir, je dis ce que j'éprouve. Je ne lui fais pas un mince reproche, car je ne le tiens ni pour apostolique ni pour prophétique. Oue celui-là s'y attache qui y sent son esprit attiré; mon esprit, à moi, ne peut s'en accommoder3. »

Ainsi donc, l'autorité de la sainte Écriture ne reposait que sur le sentiment particulier de chacun.

« Jusqu'où ira-t-on », demandait avec Emser et Cochlaeus Charles de Bodmann; « jusqu'où ira la doctrine luthérienne quant à l'interprétation et à l'autorité des saintes Écritures? Luther rejette tel ou tel livre, il le tient pour non apostolique, non authentique, et cela uniquement parce que son esprit ne le goûte pas. Mais d'autres viendront après lui qui, dirigés par les mêmes principes, rejetteront a leur tour ce livre-ci, celui-là, et à la fin, la Bible, en son ensemble, deviendra un vaste champ de doute, et sera discutée comme tout autre ouvrage profane. Et cependant on jette les hauts cris de ce que la traduction de Luther ait été interdite aux fidèles ; il semble que cette défense soit un acte inouï de tyrannie*! Dès maintenant, bien

1 Sammtl. Werke, t. LXIII, p 115, 156-158.

1 T. LXIII, p. 154-155. — Il me semble ■, dit-il encore, - que cette épttre est composée de beaucoup de pièces disparates. Elle n'a aucune unité. Quoique saint Paul n'y pose pas le fondement de la foi (il le déclare lui-même, chap. vi, v. ■ ce qui est le propre de la mission d'un apôlre, il ne laisse pas d'élever sur ce fondement l'or, l'argent, les pierreries les mieux travaillés. Donc, ne prenons pas garde aux parcelles de bois, de pierre et de paille qui y sont mêlées; acceptons cette epitre avec les autres, tout en ne la mettant pas au même rang que les épitres apostoliques. ■

5 T. LXIII, p. 154-155. — on lit dans la préface du traité de Luther intitulé : Des livres les plus authentiques et les plus excellents du Xouveau Testament: Comme .Jean parle très-peu des actes du christ, mais s'étend beaucoup sur ses prédications, tandis que les autres évangélistes parlent au contraire beaucoup de ses actions et peu de son enseignement, l'Evangile de Jean est l'unique Évangile, l'Évangile de l'amour, l'É\angile par excellence, et doit être mis et élevé bien audessus des trois autres. Les épitres de saint Paul et de saint Pierre sont aussi bien supérieures aux récits des trois évangélistes Mathieu, Marc et Luc. ■ l. t. XIII, p. 115.

4 La traduction luthérienne du Xouveau Testament fut également interdite eu Bavière, en Autriche, dans le Brandebourg et dans le duché de Saxe. Un édit du duc Georges, daté du 7 novembre 1522, ordonnait que dans un délai de cinq semaines, tous les exemplaires en circulation dans le pays depuis Nool

des gens méprisent tout autant l'Écriture sainte, et même le Christ, que l'Église et son enseignement, et ces tristes exemples se multiplieront toujours plus, dans la mesure où l'Église, en son autorité comme en ses premiers pasteurs, sera plus honnie, plus salie par les ignobles propos de Luther et de ses disciples1. »

Luther, en guise de compliment de nouvelle année, dédia au Saint- Père (décembre 1522) son Exposition sur la Bulle Cœna Domiui, autrement dite Bulle du souper glouton du Très-Saint Seiijneur le Pape.

Le Pape, dans cet écrit, reparait de nouveau sous les traits de l'Antéchrist : « Sa perversité », dit Luther, « dépasse celle du dragon infernal, et toute l'infamie des suppôts du diable. » « Ouvrez les yeux, malheureux papistes, papistes aveugles, considérez votre idole, voyez comme elle s'élève contre le Christ, et à quelle besogne satanique elle s'emploie! » « Le Pape, par ses mensonges d'enfer, force tout le monde à déserter la foi chrétienne; aussi dans son corps, dans ses biens, dans son àme, le gouvernement du Pape est-il dix fois pire que celui des Turcs. » « Jésus-Christ, comme nous le lisons dans l'Ecriture, s'est réservé le châtiment de l'Antéchrist; sans cela, avant de songer à exterminer les infidèles, il faudrait commencer par anéantir la Papauté. Le Rhin serait à peine assez profond pour engloutir toute la bande des pillards romains, tous ces infâmes bourreaux, très-fidèles apôtres du Pape, cardinaux, archevêques, évéques, abbés, qu'on ne saurait compter*! »

11 s'exprime avec la même violence, la même passion, dans un

fussent remis aux agents du duc; le prix des Bibles devait être remboursé aux acheteurs. Jérôme Emser, chapelain du duc, exposa dans un traité étendu les raisons de cette interdiction. « Non-seulement », dit-il, • le sens de certains passages, mais encore le respect dû à la sainte Écriture est blessé dans les commentaires et les préfaces de Luther. » La faculté de théologie de Leipsick (janvier 1523) supplie le duc d'interdire à ses sujets la lecture des commentaires et préfaces de Luther, quand bien meine la traduction du texte saint serait fidèle. (Ce qui n'était pas le cas.) Emser recommande aux évéques de charger quelques savants de publier une nouvelle et exacte traduction du Nouveau Testament. — Voy. Seid RM ANN, Erläuterungen zur Reformationsgeschichle , p. 51-55. — Emser fut plus tard chargé par le duc d'éditer une traduction catholique, et Georges en composa lui-même la préface. Cette préface se termine ainsi : « Ceux de nos sujets qui accepteront et liront docilement ce Nouveau Testament, véritablement donné par Dieu, nous feront d'autant plus de plaisir, et nous le reconnaîtrons d'autant plus volontiers par toutes sortes de grâces, qu'ils y puiseront plus d'avantages et d'édification pour le salut de leurs âmes — Voy. l'article sur le duc Georges dans les Hist. pol. Blattern, t. XLVI, p. 462-J63. — Emser eût désiré que sa traduction fût imprimée chez les Frères de la vie commune de Rostock ; mais Luther, par une démarche auprès du duc Henri de Mecklembourg, parvint à empêcher la chose. — (Lisch, p. 23-43.)— Il pressait le duc de l'interdire, à cause des commentaires et des annotations d'Emser. Voy. ses lettres sur ce sujet dans de Wi:tte, t. III, p. 528-530. 1 Du 23 août 1523. Voy. plus haut, p. 162, note 5. * Sämmtl Werke, t. XXIV, p. 164-202. Voy. surtout les pages 166, 182-183, 188.

écrit polémiste plus considérable, qu'il avait cru pouvoir intituler : Loyale exhortation adressée à tous les chrétiens pour les détourner de toute émeute et révolte : « Comme les honteuses et funestes impostures, les crimes, la tyrannie du Pape et de ses affidéssont maintenant exposés en plein jour et livrés au mépris de tous », dit-il dans l'introduction de ce livre, « il est à prévoir qu'on en viendra prochainement à la révolte ouverte, et que les prêtres, les moines, les évêques, enfin tout le clergé, pourront bien être chassés ou assommés, à moins que d'eux-mêmes ils ne s'appliquent à une sérieuse et foncière réforme. » « Le peuple, dans la première chaleur de son ressentiment, comprenant eufin le tort qu'on a fait à ses biens, à son corps et à son âme, tenté au delà de ses forces, écrasé de la façon la plus inique et la plus excessive, refusera de se soumettre à l'avenir à de pareils traitements. 11 n'a que trop de motifs légitimes « de frapper dur avec son fléau et sa pioche » , comme dit Karsthans en son rude langage. Luther voit avec plaisir l'effroi, l'angoisse du clergé, et souhaiterait que cette terreur s'accrût encore : < L'Écriture constate une pareille épouvante chez tous les ennemis de Dieu; elle nous apprend qu'elle est un des signes avant-coureurs de leur réprobation. Et il est vraiment bien juste que le temps de l'expiation commence pour les papistes; leur châtiment m'agréerait fort, car ils ont persécuté et condamné la divine vérité. Mais ils auront bientôt à s'en repentir! »

Toutefois il ne souhaitait pas le déchaînement de l'émeute, et ne désirait pas voir la populace se ruer à l'aveugle sur les objets de sa haine. L'autorité devait réprimer, disait-il, « l'iniquité et la tyrannie papistes» au moyen de son pouvoir légitime; les princes, les seigneurs devaient, en leurs territoires respectifs, prendre l'initiative de mesures énergiques, « car ce qui s'obtient avec le concours de l'autorité légale ne saurait s'appeler révolte ». L'homme du peuple ne devait donc rien entreprendre pour la bonne cause sans l'ordre de ses gouvernants, sans l'assistance du pouvoir public. < Sois attentif à la conduite que tient l'autorité », conseille Luther à son lecteur; ^ aussi longtemps qu'elle ne se met pas à l'œuvre et ne te donne pas le signal, que ton cœur, ta bouche et ta main restent inactifs; n'entreprends rien de toimême. Mais si tu peux décider l'autorité à agir et à ordonner, alors il t'est permis de la seconder. ■ Que ferons-nous donc > , me dirastu, « si nos gouvernants refusent de commencer la besogne? Tolérerons-nous plus longtemps les abus? fortifierons-nous, par notre inertie, l'audace de nos ennemis? » .le réponds : « Non, ce n'est pas là ton devoir. »

Le chrétien, selon Luther, devait continuer à suivre le chemin tracé, combattre, par la parole et la plume, les impostures des papistes, et le prendre lui-même pour exemple : Enseigne, répète,

écris, prêche que les lois humaines ne sont rien. Empêche par ton influence que personne à l'avenir ne se fasse prêtre, moine ou nonne; conseille à ceux qui le sont déjà de s'affranchir au plus tôt. INe donne plus ion argent pour les bulles, les cierges, les cloches, les tableaux, les églises; dis hautement que la vie chrétienne réside dans la foi et l'amour; persévère dans cette conduite pendant deux ans; tu verras ensuite ce que seront devenus pape, évêque, prêtre, moine, nonne, cloche, clocher, messes, vigiles, frocs, capuchons, tonsures, règles, statuts, en un mot, tout l'ulcère et toute la vermine du système papal! » « Tout homme qui annonce la parole du Christ peut affirmer hardiment que sa bouche est la bouche même du Christ. Pour moi, je suis certain que ma parole n'est pas la mienne, mais celle du Christ lui-même. Ma bouche est la bouche même de Celui qui par moi annonce sa parole '! »

On aurait pu lui objecter ce que lui-même avait écrit jadis au légiste Christophe Scheurl (22 janvier 1517) : « C'est le comble de l'orgueil de s'imaginer être le temple de Jésus-Christ. La mission seule d'un apôtre pourrait légitimer une pareille présomption3. »

Mais à cela Luther n'eût pas manqué de répondre par les paroles qu'il avait adressées à Frédéric de Saxe le 5 mars 1522 : « Votre Grâce n'ignore pas, ou si elle l'ignore elle pourra l'apprendre ici, que je n'ai pas reçu des hommes, mais uniquement du ciel, par l'entremise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, l'évangile que j'annonce3. En sorte qu'il m'eût été loisible, comme désormais je le veux faire, de me vanter d'être et de m'intituler en effet serviteur et évangéliste de Dieu*. »

Luther, dans cette même lettre, prévenait l'Électeur qu'il avait quitté la Wartbourg et rentrait à Wittemberg. Les troubles révolutionnaires qui commençaient à s'y produire, suite inévitable de la nouvelle prédication « évangélique », y réclamaient impérieusement sa présence.

1 Siimmtl. Werke, t. XXII, p. 43-59.

' Immo id ipsum est summum arrogantiae, praesumere de te, quod Christi habilaculum sis, nec nisi apostolico ordini facile permittenda ista gloriatio. • De Wette, t. 1, p. 50.

1 c'est-à-dire sa doctrine de la justification par la foi seule, et celle de la nonliberté de la volonté humaine.

4 DE Wette, t. II, p. 139.

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