‹ L'Allemagne et la réforme (volume 4)Chapitre 481 sur 630 · RÉPONSE DES ÉTATS AUX DÉCLARATIONS PAPALES. 1523. 28(J · texte numérisé non relu

RÉPONSE DES ÉTATS AUX DÉCLARATIONS PAPALES. 1523. 28(J

détestés, et de nombreuses défections eussent été le résultat de ces mesures intempestives.

Sur ce point, les États étaient donc pleinement d'accord avec la commission.

Ils demandaient comme elle avec une vive instance que le Pape, pour le rétablissement de la paix et de la concorde, consentit à donner satisfaction aux griefs de la nation, et les princes laïques se chargèrent de les porter tous à la connaissance d'Adrien dans un mémoire détaillé.

Tous avaient trait à des abus de pouvoir, vrais ou prétendus, dans l'exercice de l'autorité spirituelle; à la sentence du ban, à l'immunité des personnes ecclésiastiques, aux empiétements du clergé dans le domaine temporel, aux dispenses, aux sommes versées pour les indulgences, aux cas réservés et à d'autres lois ecclésiastiques. Nulle part les fondements sacrés et le divin caractère de l'Église n'étaient contestés1.

Relativement au concile désiré, les Ordres ne maintenaient pas la clause si grave de la commission réclamant pour les laïques droit de siéger et de voler. La convocation de ce concile était fixée a l'année suivante; le Pape et l'Empereur devaient ensemble prendre des mesures pour son organisation en Allemagne. Jusque-là, les Ordres promettaient d'apporter le plus grand zèle à la répression de l'hérésie, et s'engageaient à obtenir de Frédéric de Saxe qu'il défendit à Luther et à ses adhérents d'écrire et de faire paraître de nouveaux écrits s. Frédéric, ils en avaient la confiance, aurait à cœur de défendre la bonne cause en loyal électeur qu'il était. Les électeurs et princes, ainsi que tous les Ordres ecclésiastiques, promettaient en outre d'employer toute leur autorité à l'intérieur de leurs Etats pour qu'à l'avenir, et jusqu'au prochain concile, le saint Évangile fût expliqué dans la chaire chrétienne suivant les sentiments unanimement reçus dans l'Eglise, et que tout ce qui pourrait exciter le peuple contre l'autorité ou lui donner sujet d'adopter

1 Graramina sedis aposlolicœ, non ferenda Germanis. Voy. LUNIG, Reicksarchio, t. Il, p. 408-432. — IIortledek, Ursachen, p. 9-23. Ceux, disait le léfiat, - qui Lutherum sectari veliut, quod propter sibi iullicta scandala et gravamina a Curia Romana (etiam si verum illud esset) délièrent ab unitate caiholicœ fidei propterea resilire », ne sauraient être excusé>, surtoul maintenant qu'un pape si saintement modéré, et en outre Allemand de naissance, était assis dans la chaire de Saint-Pierre et prenait en main la réforme, Il w\ w n, ad annun 1523, n° 15-20. — Voy. sur les griefs en question l'excellent jugement porté par Blchholz, t. II, p. 29-34.

ä Par conséquent, non-seulement, comme la commission s'était bornée à le demander, dans les choses qui pourraient amener - la révolte et la sédition ■. Le représentant de Frédéric à la Diète, Philippe de Feilitzscb, déclara s'en tenir à l'avis de la commission, et protesta contre lerecezdela Diète. Lonio, Reichsarckio, t. XIX, p. 111.

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