‹ L'Allemagne et la réforme (volume 5)Chapitre 221 sur 573 · DOCTRINE PRÉTENDUE DES CATHOLIQUES SUR LE MARIAGS · texte numérisé non relu

DOCTRINE PRÉTENDUE DES CATHOLIQUES SUR LE MARIAGS

on chasse les chiens enraf,'és. Les papistes et les jésuites, au contraire, témoi};nent aux juifs une amiti«'; impie, font société avec eux, n'ont pas honte, pendant leurs maladies, d'appeler à leur chevet des médecins juifs et semblables sorciers; de caresser ces vampires, de les protéger, de contribuer même à la construction de leurs synagogues et de leurs temples diaboliques ». < Tandis que le Pape ne laisse aucun repos aux chrétiens évangéliques, » écrivait en 1617 Pierre Dütschmann, doyen luthérien de Schwäbish-Hall, « il tolère très volontiers dans ses états les juifs, qui tous les jours blasphèment la gloire du Christ, et sucent, par leur usure impie, la sueur et le sang des pauvres*. » La même année, un calviniste s'écriait: « Les juifs perfides, qui profi'-rent d'abominables blasphèmes contre Notre-Seigneur et Rédempteur et sucent le sang des misérables, non seulement ne sont pas inquiétés par le Pape et les romanistes, ni attirés à la religion chrétienne, mais le droit canon ordonne de leur laisser leurs écoles, leurs synagogues et leurs solennités, et de travailler à leur conversion au moyen d'entretiens affectueux; en même temps, le Pape condamne sans merci, purement et simplement, ceux qu'il lui plait d'appeler hérétiques - ». Jean de Munster, longtemps auparavant, avait expliqué à l'Allemagne protestante qu'étant l'Antéchrist, le Pape condamnait tous les vrais chrétiens à l'enfer, et laissait au démon toute liberté de séduire et de troubler les âmes. Des gens sains et bien constitués, il faisait des boiteux et des contrefaits; il décrétait la mort de tous ceux qui lui refusaient obéissance; loup féroce, il dévorait les agneaux tout vivants, « poils et peau », En même temps, malgré l'abomination et l'idolâtrie des juifs, il les tolérait volontiers dans ses états. Jean Munster mettait au même rang les papistes et les juifs maudits, blasphémateurs du Christ. =*

On ne reculait devant aucune calomnie pour inspirer au peuple protestant une haine ardente, une aversion profonde pour l'Eglise Catholique, et pour attiser les passions les plus violentes contre Rome et « les satellites de Satan » .

« Nos usages, nos pratiques, notre enseignement, notre culte, » écrivait un catholique, «sont représentés au peuple abusé comme autant d'actes idolâtres et de blasphèmes. Tout ce qui est cathohque est traîné dans la boue, et livré à la haine populaire. Les Papes sont représentés comme les plus odieux scélérats; on les traite desodo-

• Die Lehr der Papisten, pp. 79-80.

* Geffen-Erinnerangen gegen Ungersdorff, pp. 9fi-97.

•* Maximili.vn- Philos vo.v Trier, Eœanien und Inquisition, préface B. 1-2, pp. 2, 20, 22-23, 61, 63, 127, 182.

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