CHAPITRE V
DISCUSSION SUR LA. VALiniTK DU TRAITE DE PAIX d'aUGSBOURÜ . — ÉTAIT-ON OBLIGÉ DE TENIR PAROLE AUX HÉRÉTIOUES? SuR LA RÉPRESSION DE l'uÉRÉSIE.
Les membres d'Empire protestants se plaignent de la violence des écrits de controverse des Catholiques, 457. — Examen évançféliqae sur les caractères de la vraie religion, par Georges Eder. — 6'e que se proposent les nouveaux chrétiens.
Les a chrétiens de cour ». — Un cdit impérial condamne le livre d'Eder,
457-4O0. Le Fleuve d'or. — Eder admet robligation de se soumettre à la
paix de religion en tant que paix politique et civile. — Fausse interprétation de sa pensée, 460-4O3.
Le polémiste Jodocus Loricliius reconnaissait-il oui ou non l'obligation de se soumettre aux. articles de la paix de religion '? 463-465.
L'Autonomie d'André Ersteuberger. — Haute portée de ce livre. — Cinq sortes de libertés de conscience. — Ersteuberger reconnaît ll'obligalion d'obéir à la paix d'Au"-sbûurg. — Il accuse les membres d'Empire protestants d'intolérance et encourage les Catholiques à soutenir leurs droits, 460-471. — Domarein attribue l'ouvrage aux Jésuites et s'élève avec violence contre la Compagnie de Jésus. — Domarein sépare en deux camps les amis et les adversaires de la liberté de conscience dans les siècles passés, 471-472-
Paul Windeck sur l'avenir de l'Eglise. — Opinion d'un catholique sur son livre, 472-470. — Le réveil des prêtres, 475. — Le converti Gaspard Schoppe démontre que les écrivains et théologiens catholiques n'ont jamais mis en doute l'obligation de se soumettre à la paix de religion, 475-476.
Luc Oslander contre les Pères jésuites Grégoire Kosefius et Georges Scherer, qu'il traite « d'émissaires du diable », — Rosefîus regarde la paix de religion comme obligatoire pour les consciences, et assure qu'elle a été conclue avec l'approbation du Pape, 477-478.
Le jésuite Martin Bécanus sur l'obligation de tenir parole aux hérétiquss, 479-48o.
Pierre Stevart et sou Apologie de l'ordre des Jésuites. — Le passé catholique et les fruits des nouveautés religieuses. — Stevard sur le véritable esprit des Pères Jésuites. — Il reproche aux Protestants de réclamer sans cesse la liberté de leur culte et de ne vouloir rien accorder aux Catholiquss, 48o-483.
Le jésuite Mathias ^layerhofer rejette sur les prédicants la responsabilité de toutes les discordes religieuses, et les déclare dignes de tous les châtiments. — Lettre de Canisius au duc de Bavière sur la nécessité de réprimer l'hérésie. — Les Jésuites de Cologne sur le même sujet, 483-485. — Ecrits de polémique d'André Fabricius, de Doberein et de Muchitsch. — Le calviniste David Pareus convie les Protestants à une sanglante croisade contre la Papauté, 485-488.
Le châtiment des hérétiques regardé par les Protestants comme de droit public. — Enseignement des théologiens protestants sur ce sujet. La répression de l'hérésie chez les Protestants, 488-491.