IMPIES EMPORTES TOUT VIVANTS EN ENFER PAR LE DÉMON
zettes », imprimées à Vienne en 1570^ relatent l'histoire d'une jeune servante qui s'était donnée au diable pour six ans, et qui fut emportée par lui avant l'expiration du délai; l'histoire aussi d'un étudiant que le diable avait poussé à commettre d'abominables forfaits et auquel il avait fini par tordre le cou'. D'après une feuille volante, imprimée à Cologne en 1584, le diable avait enlevé, à Anvers, une jeune fille connue pour son orgueil et sa vanité; on avait vu un chien bondir sur son cercueil*. Une complainte «■ surprenante et horrible y>, imprimée à Prague, disait comment un paysan, en cette même année de 1586, avait été rôti par le démon en châtiment de tous ses blasphèmes ^ A Königsberg, le diable avait emporté dans ses griffes un apprenti cordonnier. A Willisau, en Suisse, la même chose était arrivée à un musicien*. Les protestants donnaient pour un fait connu de tout le monde que Satan, à Forcheim, avait un jour, aux yeux de toute la paroisse, enlevé de la chaire et emporté dans les airs un prêtre catholique qui s'était violemment élevé contre la doctrine de Luther*.
A une époque où la magie noire, les sciences occultes, la croyance à l'intervention conliniielle des démons occupaient si fortement les imaginations, où les mœurs, le sentiment religieux, les lettres et les arts étaient tombés dans le triste abaissement (jue nous avons constaté, tout semblait sunir pour favoriser l'apparition de l'un des plus effroyables forfaits qu'ait jamais enregistrés l'histoire de l'humanilé : la persécution des sorcières.
' \Velleh, Zeitungen, n» 537. L'auteur du livre intitulé : Von Hdüenzwüngen und Teufeltbesehwörungen, p. 8 (1363), se plaint de ce que la jeunesse soit devenue si vicieuse, si impie, qu'il n'est pas rare de découvrir, non seulement dans les universités, mais dans les collèges, des enfants qui se lient au démon par un pacte criminel. Le règlement des élèves du collège de Dantzick (do68) porte :
Abstineant Scolaiitici ab e.recralionibus, iuramentis, magia nemo facial pacta cum
Diabolia,callidiiis œlati inibecillori iasidinntibus. (Lüschke, p. 147).
- \\'elleii, Zeitungen, n" 594.
■' Id., Annalen, t. II, p. 438, n" Cil.
* Voy. Weller, Annalen, t. II, p. 440, n» 6:28 ; p. 441, n» 633; Schopper, p. 240- 241. « Sur une grande route, » écrivait le théologien protestant Saubert à un ami. « un liomme a été mis à mort par le diable. On a retrouvé les lambeaux de son corps semés çà et là sur le chemin : ici un bras, là une jambe; puis les poumons, le foie. Evénement affreux, dont quelques-uns de mes collègues ont été témoins » (Tholuck, Vas kirchliche Leben, p. 76).
* V. DüLLiNGER.t. II, p. 420. LiliencroQ (Miltheilungen, p. 138-139) voit dans la littérature de terreur de cette époque, « le sombre nflet d'un siècle rude, cruel et superstitieux. »
TABLE DES PERSONNAGES CITÉS
Aberlix (Joach.), poète, iii.
AciDALifs (Valens), médecin, 351.
Ackermann (Hans), poète dramatique, 260, 289.
Aelst (Paul VON der) , écrivain, 475, 349.
Afra (sainte).
.\griim'a DK Nettesueim (Henri), médecin et mairicien. 410, 458,
.\gnes, pape prétendu, 31.
.\gricola (Georges), minéralogiste,
Agricola (Ph.). 178.
Agricola (Jean dEisleben), théologien, 270, 290.
Agricola (iMartin), 144.
Aischinger (Grégoire), musicien, 135.
Al (Jean), prédicateur, 231.
Albe (duc d), 87.
Alber (Erasme), poète, 145, 149, 167, 206, 297. 350.
Alberdingk (Jos. -Alb), philologue,
Albert de Brandebourg, archevêque de Mayence, 25, 284.
Albert, margrave de Brandebourg- Culmbacb, 56,64. 114, .i72.
Alberti (Léon-Baptiste), théoricien d'art.
Albertinus (Egidius), secrétaire d'État, 137, 173, 328, 329, 340.
Albert V, duc de Bavière, 95, 106, 107, 108.
Albert, duc de Prusse, 57.
Aldegrever (Henri), peintre, 117
Ale.man (Mateo), poète, 329.
Alexandre III, pape, 279.
Altdorfer (Albert), peintre, 89, 128,
Alto Saxo (Patrisius ab), 414.
Ambach (Melchior), prédicant. 385.
Amrerger (Christophe), peintre,
A.MBROs (Aug.-Guillaume|. historien
de la musique. 133. 135. 136.
Amman (Jost). peintre. 90. 92, 96.