‹ L'Allemagne et la réforme (volume 5)Chapitre 81 sur 573 · ESPERANCES DES CATHOLIQUES · texte numérisé non relu

ESPERANCES DES CATHOLIQUES

Le palatin Casimir et le saxoQ Christian; C'est le présage de grands malheurs i !

Les Catholiques respirèrent. L'évêque de Strasbourg, Jean de Manderscheid, écrivait peu après la mort des deux princes au duc Guillaume de Bavière : « Nous pouvons espérer, maintenant, que le terrible et menaçant projet de l'Union n'aboutira point, ou du moins sera retardé. Ou ne saurait trop remercier Dieu d'avoir détourné de nous, d'une manière si inattendue, les malheurs quinous menaçaient. Le Seigneur a pris notre défense, pour le maintien de sa gloire et de notre sainte foi. Si, depuis trente ans, une occasion s'est jamais olFerte de fortifier la paix de religion et de la maintenir avec fermeté et dans toute son intégrité, c'est maintenant. On peut laisser parler Riegel; il empêche le Calvinisme de se propager dans l'Empire. Aujourd'hui l'Empereur peut, s'il trouve qu'une Diète soit nécessaire, la préparer utilement^. »

Mais peu de mois après, au moment de la mort de l'évêque Jean, se révéla de nouveau, surtout à Strasbourg, la triste impuissance de l'Empereur et la vitalité du parti calviniste, qui ne se souciait en aucune manière du droit existant, ni des articles ou des décisions de la paix de religion.

1 JoH. Str.vckil's, Eine christliche Leichpvedigt über den Tod Joh. Casimir' s. (Heidelberg, i592). pp. 3 et suiv., 25-32, etc. ä SriEVE, £>«e Puiilik Bayerns, t. I,p. 20.

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