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CHAPITRE XII

REPRISE DU CONCILE DE TRENTE. — POURQUOI LES PRINCES ECCLÉSIASTIQUES N'Y PARURENT POINT. — CALICE LAÏQUE ET CÉLIBAT DES PRETRES. — LA RÉFORME DES PRINCES

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Depuis le jour où Pie \\j avait pris la résolution do rouvrir le Concile, il n'avait rien négligé pour atteindre son but; les obstacles, les difficultés ne Pavaient point rebuté. « Nous avons bonne intention, » disait-il à l'ambassadeur de Venise un jour que, très souffrant d'un accès de goutte, il lui donnait audience dans sa chambre : « mais hélas t nous sommes isolés ! » « Je fus ému do compassion, » rapporte l'ambassadeur, « en entendant le Saint-Père, étendu sur un lit de douleur, me dire une seconde lois : « Oui, nous sommes seuls pour mener à bien une si grande entreprise et porter notre lourd fardeau! » Pie II a vraiment tout le zèle qu'on est en droit d'attendre du premier pasteur de l'Eglise. 11 n épargne ni temps ni peine pour faire aboutir le Concile, cette œuvre si utile et si sainte1 ».

Le 18 janvier 15G2, le Concile, deux fois interrompu, reprit ses séances.

Toutes les puissances chrétiennes y avaient été invitées, tous les pouvoirs dissidents pressés de s'y rendre « dans un esprit d'union et de paix », pénétrés de la pensée « que la charité est le lien de la perfection et que tous les chrétiens ont été appelés par le Christ à ne former qu'un seul corps* ». Comme l'Empereur avait insisté pour

1 Voy. Ranke, Päpste, t. I, pp. 328 et suiv.

* Voy, linciioi.Tz, t. VIII, p. 419. L'archevêque de Trague écrivait le 10 mars 1562 à l'Empereur : « Salvus conductus talis a cuncilio datur prolcstantibus, qua- Iem ante deceuoium ipsi si!>i couscripserunt et in hac forma dari voluerunt, imo, sunt qui cerlo affirment haue formulant publica? fidei ah ipso lîrcntio conscriptam esse. • Voy. Siciax, p. 276; voy. p. 275, la relation de l'ambassadeur impérial.

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