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G POURQUOI LES PRINCES ECCLÉSIASTIQUES NE PARURENT PAS AU CONCILE

tion papiste 4. » Les archevêques de Trêves2 et de Salzbourg3 écrivaient dans le même sens : « Abandonner nos diocèses, c'est nous exposer à les perdre*. » Assurer leur sécurité en s'unissant pour se défendre, triompher des obstacles en se soutenant mutuellement, servir l'Eglise à l'heure du danger, comme leur vocation leur en faisait un devoir, les princes ecclésiastiques s'en préoccupaient fort peu. Ils étaient princes et grands seigneurs, mais, en général, ils n'étaient plus prêtres. Le pouvoir temporel qui leur avait été prêté pour défendre et protéger leur autorité spirituelle était, pour l'Eglise, plutôt un péril qu'un appui. Avant l'ouverture du Concile, l'Empereur avait écrit à Rome : « Les évêques ne peuvent venir à Trente sans exposer leurs terres; » mais plus tard, à la prière de Pie IV, il les avait vivement pressés de partir. Le 30 mars 15G2, il chargeait ses ambassadeurs do bien faire comprendre aux légats que, pour sa part, il regardait comme très nécessaire que les évêques allemands prissent part au Concile; qu'il croyait avec eux que ce n'était qu'à cette condition qu'on pourrait en attendre d'heureux, résultats; que ce n'était pas sa faute si les prélats restaient chez eux, et qu'il avait fait, pour les persuader, tout ce qui dépondait de lui. Il engageait le Pape et le Concile à faire une dernière tentative et à les inviter à venir au nom de la sainte obéissance. « Quoi qu'il en soit, » ajoutait l'instruction impériale, « qu'ils viennent ou qu'ils ne viennent pas, notre avis, sans aucun doute, c'est que l'entreprise commencée doit être poursuivie, et que l'absence des évêques ne doit pas être un obstacle au bien qu'on se propose5. » Les prélats furent une dernière fois invités à venir, mais aucun no bougea. L'évéque de Lanciano dit un jour en séance publique à l'un des ambassadeurs de Ferdinand : « Pourquoi les évêques d'Allemagne font-ils si peu de cas de leur mître ? Pourquoi ne viennent-ils pas au synode, puisque, le jour de leur sacre, ils se sont engagés par serment à obéir au Saint-Siège et que le pouvoir temporel ne leur a été confié que parce qu'ils sont évêques?» L'ambassadeur répondit que les prélats, sous le coup des menaces des Protestants, « n'osaient quitter leurs diocèses 6 ».

Mais de leur abstention les Protestants voulaient absolument conclure que les Catholiques allemands ne se regardaient pas plus obligés queux par les décrets de Trente: « Il estévident, » dtsaienl-

» Voy. Sickel, p. 274.

* Voy. plus haut, p. 127.

3 Voy. plus haut. pp. 120 121.

* Voy. Sickel, p. 183, noie.

* Voy. Sickel, p. 287.

0 Voy. Bucuoltz, t. VIII, p. 562.

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