‹ L'Allemagne et la réformeChapitre 244 sur 315 · NÉCESSITÉ DU CONCILE · texte numérisé non relu

NÉCESSITÉ DU CONCILE

et que la dissolution du Concile étiit à craindre. On répétait que les Français et les Espagnols étaient en perpétuelle rivalité ; que dans les rues on en était venu aux mains et que le sang avait coulé. On disait encore que les puissances temporelles avaient montré des exigences inacceptables et contradictoires; que les princes rejetaient tout le mal sur le clergé et ne voulaient, quant à eux, se laisser réformer en aucune manière; que les légats et beaucoup d'évêques désespéraient presque de la situation : « Nous avons bien des fois senti le courage nous manquer, » écrivait le 17 janvier 4564 le juriste viennois Thomas Scheible à l'un doses amis; « combien trouverait on de catholiques en Allemagne qui n'aient pas douté du succès? Mais la joie que cause aujourd'hui l'heureuse issue du Concile n'en est maintenant que plus vive. Que de peine pour le faire aboutir! Que de malentendus pendant les délibérations! Quelles luttes n'a-l-il pas fallu soutenir! Mais le Saint-Esprit a prononcé : le Concile a accompli sa tâche *. »

• Epistolss seleche, pp. 28-29.

Page 1