LES TROIS GUERRES. — LA. MER NOIRE
Refroidissement et rapprochement entre l'Autriche et la Prusse. — Les deux puissances et la question des duchés. — La guerre du Danemark et la politique russe.
— Divergences entre Alexandre II et son chancelier.
— Le prince GorlchakofT contre le parti radical danois.
— Le mémoire du prince GorlchakofT relatif à la Prusse. Le cabinet russe s'elTorce d'éviter au Danemark une guerre avec l'Allemagne. — La Conférence de Londres.
— Les armées autrichienne et prussienne sont maîtresses des duchés. — Compétitions pour le trône des duchés. — L'empereur de Russie cède ses droits au grand-duc d'Oldenbourg. — Entretien d'Alexandre II avec M. de Bismarck. — Le tsar gagné par les arguments du ministre prussien. — Il se prononce contre Tannexion des duchés à la Prusse. — Le cabinet danois ferme l'oreille aux conseils de la Russie. — A la Conférence de Londres le prince GorlchakofT fait combattre les projets allemands et prussiens. — Refus de la France et de la Russie d'intervenir parles armes en faveur du Danemark. — Le Danemark vaincu signe la paix à Vienne. — Prise de possession, en commun, des duchés par l'Autriche et la Prusse. — La Russie consent à cet arrangement. — Conflit naissant entre les deux grandes puissances allemandes. — Le prince GorlchakofT prend une attitude hostile à la Prusse. — Ses efTorts pour amener la France et l'Angleterre à protester. — Mécontentement du roi Guillaume. — Le tsar est mieux disposé que son chancelier en faveur 4e la Prusse. — Les cabinets russe et anglais cherchent à renverser M. de Bismarck. — Attitude expeclante du prince Gortchakoff pendant la guerre austro-prussienne. Préoccupations du tsar. — Propos de M. de Brunnow. — Souvenir des services rendus par la Prusse. — Le tsar conseille la modération; le prince GorlchakofT propose un Congrès. — M. de Bismarck se prononce avec énergie contre l'ingérence étrangère. — Échec du chancelier russe. — Le tsar demande que le roi de Prusse lui envoie un homme de confiance. — Mission du général de ManteufTel à Saint-Pétersbourg. — La diplomatie russe s'adoucit à l'égard de la Prusse. — Premiers moments de difficultés. — Le tsar, effrayé
du détrônement des dynasties par la Prusse. — La Prusse ménage les souverains, parents du tsar. — Offres de la Prusse relativement à l'Orient. — Accueil froid de ces offres. — M. de Bismarck menace de retirer ses concessions à l'égard des souverains, parents du tsar.
— * Nous aimons mieux faire de la révolution que d'en subir. » — L'empereur Alexandre cède; il accepte les offres prussiennes relativement à l'Orient. — L'abandon des traités de 1815. — L'influence russe perdue en Allemagne. — Renouvellement de la convention de cartel par la Prusse. — La Prusse soutient la Russie dans les affaires d'Orient. — La Russie, dans la question du Luxembourg, se prononce en faveur de Napoléon. — L'empereur de Russie et le roi de Prusse conviennent de venir en même temps visiter l'empereur Napoléon. ,
— Le tsar nomme le roi Guillaume grand-croix de l'ordre de Saint-George. — Intimité des deux souverains. — Entrevue d'Ems à la veille de la guerre franco-allemande. — Engagements réciproques. — L'empereur Alexandre est pour l'Allemagne contrairement à l'opinion en Russie. — Fausses prévisions du prince Gortchakoff. — Neutralité bienveillante à l'égard de l'Allemagne. — L'Autriche tenue en échec par la Russie. — L'empereur Alexandre et le général Fleury.
— Il prévoit la chute de Napoléon. — Les télégrammes du tsar- au roi Guillaume. — Insuccès de M. Thiers à Saint-Pétersbourg. — La circulaire russe relativement à la mer Noire. — Justification de cette démarche.
— La Russie ne veut pas être seule esclave des traités.
— Déplaisir du roi de Prusse et de M. de Bismarck.
— La démarche russe n'est blâmée qu'à cause du procédé. — La Conférence de Londres. — L'ambassadeur de Russie, le premier, reconnaît le titre impérial de Guillaume !•'. — L'empereur Guillaume, à l'occasion des préliminaires de paix de Versailles, témoigne sa gratitude à l'empereur Alexandre. — La presse russe mécontente de la politique du gouvernement et favorable à la France. — L'opinion en Russie n'a jamais été favorable à l'alliance prussienne. — Après le Congrès de Paris, les Russes demandaient l'alliance avec la France. — La politique extérieure d'Alexandre II blâmée par ses sujets. — Jalousie à l'égard de l'élévation de l'Allemagne. — Les Russes se réjouissent de la défaite de l'Autriche. — Réveil de la question d'Orient.
— M. Katkoff se prononce pour l'alliance avec la
Prusse. — Approbation de ces idées par M. de Bismarck. — Le Congrès slave de Moscou. — Polémique violente entre les journaux allemands et russes. — Ces derniers se déclarent contre l'alliance avec la Prusse. — Pendant la guerre avec la France, les journaux allemands ménagent la Russie. — Les journaux russes prennent parti pour la France. — Ils sont indignés des conditions de paix. — Ils visent le tsar en attaquant l'Allemagne. — Mauvais accueil fait au maréchal de Moltke par la presse russe. — Le prince de Bismarck constate celte hostilité 211
l'entente des trois empereurs. — ALEXANDRE ENTRE