DEUX ADVERSAIRES
I/empereur Guillaume et le prince de Bismarck reviennent à l'alliance avec l'Autriche et la Russie. — Leurs craintes du côté de la France vaincue. — Les entrevues d'Ischl, de Gastein et de Salzbourg. — Avances faites à l'Autriche. — Entrevue des trois empereurs à Berlin.
— L'empereur Alexandre s'y est invité lui-même. — L'entente, connue depuis sous le nom d'alliance des trois empereurs. — Visite de l'empereur Guillaume à Saint-Pétersbourg. — Entrée triomphale dans la capitale russe. — L'opinion en Russie de plus en plus contraire à la politique familiale du tsar. — Antipathies à l'égard de l'Allemagne et sympathies pour la France.
— Ces sentiments sont partagés par le prince Gortchakoff. — Rivalité des deux chanceliers. — Incident entre la France et l'Allemagne au sujet de leurs armements. — La France use de son droit de réorganiser son armée. — Le gouvernement allemand attribue à la France des projets agressifs. — Le septennat militaire combattu par la majorité du Reichstag. — Le discours du maréchal de Moltke. — A Berlin, on redoute réellement d'être attaqué par la France. — Attaquer la France avant que sa réorganisation militaire soit terminée. — Articles alarmants des journaux allemands.
— La France, à son tour, croit à des projets d'agression de l'Allemagne. — Ces projets n'existent ni à Paris ni à Berlin. — Le gouvernement allemand ne veut qu'intimider la France. — Le gouvernement français, alarmé, invoque l'intervention de l'empereur Alexandre. — Les démarches du général Le Flô. — Le tsar se porte garant
des intentions pacifiques de l'empereur Guillaume. — Le duc Decazes s'adresse aux autres grandes puissances. — Le prince GortchakofT prend fait et cause pour la France. — Le tsar atténue le langage de son chancelier. — 11 répond des intentions pacifiques de l'empereur Guillaume. — En cas de danger, c'est lui qui en informera le gouvernement français. — Bruits sur la mission de M. de Radowitz. — La reine d'Angleterre avertit l'empereur Guillaume. — L'ambassadeur d'Autriche et le prince GorlchakolT. — Le tsàr refuse de s'engager à tirer l'épée pour la France. — 11 ne sera pas nécessaire de tirer Tépce. — Le gouvernement allemand présente à Paris des observations contre les mesures militaires du gouvernement français. — L'empereur Alexandre et le prince GortchakofT à Berlin. — Explications satisfaisantes. — l^e tsar a trouvé le prince de Bismarck très pacifique. — Le prince Gortchakoff s'attribue le mérite de l'apaisement. — Le prince de Bismarck en veut, à cause de cet incident, au prince GortchakofT. — Hostilité croissante des deux chanceliers 251
LA GUERRE RUSSO-TURQUE. — LE CONGRÈS DE DERLLN. — RUPTURE D*UXE VIEILLE ALLIANCE 272
Le toast du tsar. — La crise d'Orient. — L'état des esprits en Russie. — Le tsar contraire à la guerre. — Ouverture des hostilités. — L'empereur Guillaume opposé à la guerre. — Le prince de Bismarck n'aime pas les Turcs. — 11 ne veut pas s'attirer la haine des Slaves. — Le mémorandum de Berlin. — Les conférences de Berlin. — L'entrevue de Reichstadl. — Le tsar déclare qu'il agira seul. — L'opinion en Allemagne est pour l'Angleterre contre la Russie. — Propos de table du prince de Bismarck. — L'opinion en Angleterre ne goûte pas la politique de M. de Bismarck. — Dissidences à la cour de Berlin. — Lettres de la reine Victoria. — Les préférences de M. de Bismarck sont pour la Russie. — Le Reichstag est favorable à l'entente avec l'Autriche. — M. de Bismarck plaide pour la Russie. — L'alliance avec la Russie est inébranlable. —, La marche des Russes entravée par l'Angleterre. — Neutralité bienveillante de l'Allemagne. — Le traité de
San Stefano contraire à celui de Paris. — On dispute à la Russie le fruit de ses victoires. — Injonctions adressées à la Turquie. — Le prince de Bismarck louvoie. — La Russie demande la réunion d*un Congrès.
— Interpellation au Reichstag. — Le prince de Bismarck veut rester fidèle à Talliance russe. — L'opinion publique en Allemagne est contre la Russie. — La Russie, à la veille du Congrès, établit une entente avec TAnglcterre. — L'Autriche et l'Angleterre sont nanties.
— Avantages considérables de la Russie. — L'Angleterre et l'Autriche satisfaites du Congrès de Berlin. — La Russie est mécontente. — L'opinion en Russie contre sa diplomatie. — Irritation de la presse russe.
— Elle attaque l'Autriche et l'Allemagne et se prononce en faveur de la France. — On persuade au tsar que l'Allemagne a failli à ses devoirs d'amitié envers la Russie. — Violentes sorties des journaux russes. — L'alliance des trois empereurs n'a pas supporté l'épreuve.
— La Russie veut que le cabinet de Berlin exerce une pression sur celui de Vienne. — Attitude menaçante de la Russie. — Définitions de la triple alliance par le tsar et par M. de Bismarck. — Cette alliance est à son déclin. — Obligé de choisir, le cabinet allemand opte pour l'Autriche. — L'empereur Guillaume ne veut pas rompre avec la Russie. — Voyage du chancelier allemand à Vienne. — Sa pensée, en contractant une alliance séparée avec l'Autriche. — L'entrevue des souverains à Alexandrovo. — Le prince de Bismarck signe à Vienne le protocole du traité. — Enthousiasme à Berlin et à Vienne. — L'esprit du traité d'alliance.
— Les rapports amicaux continuent entre Berlin et Saint-Pétersbourg. — Les dernières protestations d'amitié échangées entre les deux souverains. — La mojrt d'Alexandre II 272