‹ L'Allemagne et la Russie [microform]. Origines de leurs rapportsChapitre 15 sur 25 · KALISCH · texte numérisé non relu

KALISCH

PARIS

dure la paix sans aller à Paris. Même la défaite de Blucher à Montmirail ne fit pas fléchir le tsar, toujours influencé par Stein et le quartier général prussien. Tout ce que les démarches pressantes des diplomates autrichiens et anglais purent obtenir, fut qu'il consentît à négocier avec Napoléon, mais sans suspendre les opérations militaires. Chez les Prussiens on était partagé d'avis : les uns redoutaient un désastre devant Paris et, en môme temps, commençaient à s'inquiéter de la puissance grandissante de la Russie ; les autres, tels que Stein, Blucher, persistaient à dire qu'on n'obtiendrait une paix durable qu'en la dictant à Paris. Alexandre, à cette époque, oubliait complètement l'allié de Tilsit et d'Erfurt. En correspondance suivie avec le prince-régent d'Angleterre et sous l'empire des objurgations de celui-ci, le tsar déclarait formellement qu'il ne signerait la paix qu'avec les Bourbons. Non sans peine, à la fin de février, les alliés tombèrent d'accord pour marcher sur Paris. Le roi de Prusse avait fini par se rallier complètement aux idées d'Alexandre, par se soumettre à ses décisions. On avait arrangé les choses de manière à isoler l'empereur d'Autriclie, afin de ne plus avoir à compter avec lui pour la marche sur Paris.

Le 31 mars, Alexandre P"" et Frédéric-Guil-

186 L'ALLEMAGiNE ET LA RUSSIE.

laiimc m, après avoir opéré leur jonction, huit jours auparavant, près de Vitry, firent leur entrée dans Paris. C'est là que fut signé le traité de paix entre les puissances alliées et le roi Louis XYIII restauré sur le trône de France.

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