‹ L'Allemagne moderne [microform]; ouvrage illustré de [626] illustrations hors texte en couleurs et en noirChapitre 142 sur 164 · LES ARTS DÉCORATIFS ET L AMEUBLEMENT · texte numérisé non relu

LES ARTS DÉCORATIFS ET L AMEUBLEMENT

Vart de la peinture est-il destiné à disparaître? Vavenir de la peinture décorative. — Arts appliqués. — Bruno Paul. — Historique d'un mouvement. — Un précurseur français : Carabin. — Une beUe Exposition. — E^ort admirable. — Activité magnifique dans les diverses branches des arts industriels. — Travaux d'élèves dignes de nos Salons. — Une concurrence redoutable se lève pour les produits d'art industriel français.

E causais un jour avec un artiste munichois des destinées de l'art, et je lui demandais s'il ne croyait pas, comme certains positivistes, que le perfectionnement de la science photographique pourrait amener, un j our encore lointain , l'abandon de la peinture?

« Quand l'appareil mécanique enregistrera la lumière, la couleur, que les plans seront compensés, que le relief sera obtenu, que restera-t-il à désirer? Un véritable artiste ne préfère-t-il pas mille fois la vue d'un beau coucher de soleil à la campagne, à tous les tableaux de la terre? La peinture n'est donc faite que pour suppléer la nature ; elle n'est qu'un pis aller dont se satisfait forcément notre goût d'émotion. Or, si un beau spectacle naturel, une moisson, une tempête sur la mer, un crépuscule, un geste d'enfant sont un jour restitués dans les plus complètes vérité et apparence, il n'y a pas de peintre au monde qui puisse

lutter avec la photographie de demain.

— En tout cas, répondit mon interlocuteur, en éludant la question, ce qui durera probablement plus longtemps que la peinture proprement dite, c'est l'art décoratif. Déjà, à Munich, on sent une tendance chez les artistes jeunes et d'imagination active, à délaisser la peinture pour la décoration, les arts de l'ameublement, etc. Il y a peut-être là une indication. »

On arrivera peut-être à se passer des peintres pour les portraits et les tableaux de nature, mais il faudra toujours des artistes pour orner les murailles, les jardins et les parcs. Et le goût changeant de l'homme exigera toujours des formes nouvelles de meubles, des agencements nouveaux de couleurs pour les étoffes des vêtements et des tentures.

A Munich, en effet, des peintres comme Riemerschmid et Berlepsch, et surtout comme Bruno Paul, le plus célèbre d'entre eux, se sont lancés à corps perdu dans les arts appliqués et ont vite imposé leurs goûts et leurs idées, même aux architectes.

JARDIN DE BRASSERIE «U- Liebeniiann. lun des meilleurs arti^^tes munichois, qui a donné d'émouvants

tableaux de famille et scènes d'intérieur.

Mu^t'e du Luxemt'

CHRIST CHEZ LES PAYSANS ■ est l.puvre de Von IJhde, peintre de talent, l'un des fondateurs du Salon

du Ghainp-de-Mars.

Planche 32 i.

JAKHIN I)K BRASSKKIK

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CHKIST CIIK/ IJ-.S l'AN ^\\S

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^E " SI*iPLICISSIMUS ". — Ce dessin de Gulbransson, qui a beaucoup de verve el d'imayinalion, mnrésenle côte a côte sur le même perchoir, laigle allemand et le coq «auloi, que l'Anglais essaie d'exciter l'un contre l'autre.

l'LANCME 332.

Simp^ici^'iiinu*

LE " SIMPLICISSIMUS

Brune Paul a pour spécialilt- les mililaires, les paysans el les fonctionnaires, s^es dessins ont un relief inconi[)arable.

Planche 32?.

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LE " SIMPLICISSIMUS ". — (> dessin (!<• «liilbr.msM.n, .pii a beiiun)ii(. «le verve .-1 (liniii-inalion n-nn-senle cote a cote Mil- le in.n.e perchoir, laJKle iill.-maiid el !.• coij -auloi> .pj.- l'Anglais .•s>ai.' .IVxciler liiiMonlr.' laulre.

l'LANCMt: 322.

LE " SIMPLICISSIMUS ' .

Hriiiif Paul a pour spécialilc lc> inililaircs, le^ pa>san> ol les fonctionnaires. Se? dessin!) on! un relief incoui|iarable.

Planchk .^2;

i.ti.*ri.-< rirt'* d-' ■ L». .■ - ' <* ^ . -r ■ m >«».„•■ ,i .n

L ARCHITECTURE THEATRALE. — Partie centrale du théâtre manicipal de Hremerhaven (gauche) ; entrée du théâtre cinématoi?rapliique de la place Nollendorfer, à Berlin (droite).

I liliche* iim i» ■• Ueafcbe kniisi nod UfkorattOD ".

LA DÉCORATION de la salle de spectacle du théâtre L INSTALLATION des sièges au théâtre cinémato- ' municipal (If Brenif-rliaven. graphique Nollendorfer. j

Planche 334.

L ARCHITECTURE THEATRALE. l'arlie .•.•iilr.il.- .lu Ih.ilri' mjnhi|.iil >\f r.n-m. rliiiv.'ii

<ltl llitMlrt- >-j|iriiMti)>.'l.i|ilii4|iir i|i' hi |t|,i<-f NnlUMiitoiri-l . :i Itirlili illiiiti-

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LA DECORATION .le 1;. s.illc d'- -pet:l;i.l. •In llirilif (iHiiiii i|>;il II» l!ri-ni<-t liii\fii.

L INSTALLATION .|.> «i. •,-.-. .m Ih.siln- .iiciiiiilM '.'r.i|>liii|iif Niilli'ii<li>rl'»'r.

De sorte que tout se tient dans le mouvement actuel. La forme, les dimensions, les couleurs des maisons entraînent vers un art du mobilier qui à son tour influence l'architecte et le décorateur.

L'origine de ce mouvement sur le continent remonte à 1893. Serrurier, l'artiste de Liège l'inaugura en Belgique. Cependant, déjà, en 1890, notre compatriote, le sculpteur sur bois bien connu, Carabin, avait exposé sa première pièce, une bibliothèque dessinée sans aucune symétrie. Quelques artistes français suivirent, et imitèrent le style macaronique, qui eut une meilleure fortune en Allemagne, puisqu'il envahit tout. C'est à lui que nous devons la camelote d'objets d'art en simili qui nous inonde encore. Mais c'est aussi à lui, à ses hardiesses, à son mépris des conventions du passé, que l'art devra peut-être son rajeunissement. Car de l'excès de ses outrances, de la laideur de tant de ses tentatives, est née la possibilité de bâtir une maison et un meuble en toute liberté, en tenant compte seulement des besoins de l'habitant et du goût de l'acheteur, ce qui était autrefois absolument interdit en Europe.

J'ai eu le plaisir de causer plusieurs fois de ces choses avec M. de Habermann, professeur à l'Académie des Beaux-Arts et président de la Sécession, un artiste plein de talent, d'esprit vif et ouvert, qui peint des portraits de femmes charmants, complexes, délicats et nerveux, avec de jolies couleurs et des modelés savoureux à la manière des anciens.

Je lui demandais d'où vient l'orientation actuelle de l'art décoratif munichois.

« Il y a vingt ans, me dit-il, un souffle apporté d'Angleterre a révolutionné l'art du meuble. Ce fut une protestation contre

les appartements encombrés et les meubles trop lourds. On voulait se mouvoir librement dans une chambre et trouver une place assez large pour s'asseoir. Mais, comme tous les mouvements trop brusques, celui-ci dépassa le but. On fit d'abord des oreilles et des bouches aux armoires.

Avant tout, il fallait créer des chaises différentes de celles qui existaient, et on leur mettait les pieds en l'air ; quand on y était assis, impossible de se lever, sans emporter le meuble avec soi. Une réaction se produisit ; les réformateurs s'assagirent, laissèrent la Belgique et Weimar s'empêtrer dans la folie du modem style, et aujourd'hui un art nouveau, mais débarrassé de son extravagance, paraît prêt à se faire sa place au soleil. »

L'EXPOSITION L'Exposition de Munich était pour moi une occasion sans pareille de constater de mes propres yeux les efforts faits dans la capitale même de l'art allemand pour le libérer de ses entraves traditionnelles. C'était une exposition d'art industriel et décoratif, composée exclusivement des produits de Munich. J'y ai passé plusieurs journées.

Cette exposition n'a rien d'une foire.

C'est plutôt un musée du luxe décoratif d'aujourd'hui. On y démêle aisément son caractère éducatif et ce souci général de former le goût et de le réformer. Depuis les barrières, les billets d'entrée et les prospectus, jusqu'à l'arrangement des salles et aux objets exposés, tout voudrait être artistique et l'est, en effet, souvent.

Comme je ne pourrais pas tout vous montrer, je m'en tiendrai pour l'instant aux salles d'ameublement. J'en ai compté environ soixante-dix. Je dois l'avouer, pour mieux faire comprendre ce qui va suivre : sur ces soixante-dix chambres, à

peine quelques-unes m'ont-elles satisfait complètement. Beaucoup sont d'un goût discutable, avec parfois un raflînement d'ingéniosité dans la laideur qui paraît une gageure. Mais il n'importe I Le fait grave, c'est qu'il ait pu se trouver, dans une seule ville allemande, de 500.000 habitants, un tel rassemblement d'eiïorts et de recherches, vers la nouveauté et l'indépendance.

L'art allemand, en général, et l'art munichois, en particulier, tâtonnent encore.

Les Allemands n'ont pas nos siècles d'éducation. Ils commencent, pour ainsi dire, à avoir des écoles d'art, à prendre conscience de la laideur et de la beauté des choses extérieures. Ils cherchent ; quelques-uns même cherchent trop. Vouloir la nouveauté à tout prix est une manie à laquelle beaucoup n'échappent pas.

La nouveauté de leur décoration et de leurs mobiliers ne consiste pas tant dans la recherche déformes, de lignes inédites, que dans la variété de la matière employée. Le bois verni, ciré, teinté, devient une matière infiniment changeante et diverse, dont les tons s'harmonisent avec les céramiques, les cuivres repoussés, les ^^tnux, les ferronneries, les tentures. Le cuivre est msrtplé on repoussé selon des motifs multiples toujours inspirés par l'obsorvation du-ecte de la nature. Le fer également. La terre elle-même prend, dans les poteries eraaillées, d^s tons tnui a fait imprévus. On tire d^ la mature première le maxinuim d'elfet-s pos^ihl^s ; la chimie des r-ouleursyaide énormément. On voit, en

Allemakme,uneinrinite(lenuancesd'etofTes,

«i" î-api^-rs ^-t .K' b'.is, t<,italement inconnus rh'-i ntius. Lf-s artist^'s (iéc(jrateurs 'KS'Tit d-s harraoni.'s hardh'S et parl'.-is h-'ireu^^s. Telle chani[)re viciet et ur avHO s^)n platoiid a caissuns d'.ras et verts,

sa frise dorée de danseuses grecques, ses murs tendus de violet et lambrissés à demi de bois un peu sombre rehaussé d'or, ne manque ni d'originalité, ni même d'un goût un peu brutal. Une autre salle à manger est tendue de toile brute écrue, avec une frise blanche unie où est dessiné un damier. La table, les chaises sont paysannes, en bois gris foncé garni d'une étoffe vert sombre. D'une grosse tringle d'acier noirci pendent des rideaux blancs à dessin bleu. Je signale pour son originalité un cabinet de toilette tendu de toile lavande, avec son armoire à glace encastrée dans le mur, surmontée d'un arc de cuivTe orné, ses crapauds d'étoffe verte, son lustre de verre et cuivre en pendeloque.

M. Seidl, ai'chitecte, a fait ce qu'on peut rêver de mieux comme intérieurs rustiques, salles de chasse, salles de repos. M. Bruno Paul a dessiné plusieurs mobiliei-s, dont une bibliothèque, qui sont d'un goût presque parfait. Mais j'ai noté une salle à manger horrible : des appliques en feuiUage de tôle peint. , -i vert sombre se hé^is,'^aient sur les murs, les glaces s'entouraient de buis avec des oiseaux de bois coloriés; au milieu de bouquets d'hortensias, il y avait d'autres oiseaux en bois découpé. On nr p» ut rien rovrr d Missi laid et d'aussi naïf. Et que dire aussi de cette salle de billard en acajou. "u de grossières mosaïques dorées surnionttnit la cheminée, avec des colonnettes d.'marhn'blanc; et de cettechambro a couch.r tendue de grm cendré (ai court une tris.' vert-pomme et bleu de ciel brodée à larges points de ligures de perroquets et de pies ! Vous admirez l'ingéniosité d'un^^ sall.^ de repos en bois clair travaille ; dans b > ani^lf>s, des a.siles charmants sont menatres sous des vnùtcs arrondies; on y trouve des sièges confortables et pratiques,

une niche pour les livres préférés, une autre pour le tabac et les pipes, de jolies petites fenêtres Téclairent; mais, au plafond, vous remarquez que le lustre est un petit ange de bois aux ailes dorées ppndu tristement et sans raison au bout d'une chaîne.

On me demande comment une ville qui n'est ni spécialement commerçante, ni spécialement industrielle, en est arrivée à remplir quatre cents salles intéressantes ? La réponse éclairera lumineusement l'effort d'art qui travaille en ce moment Munich dans toutes les parties de son activité.

En effet, on fabrique dans toute l'Allemagne, et avec quelle abondance ! des meubles, des étoffes, des céramiques, des papiers, des livres, de la maroquinerie, des poêles, des tapis, de l'horlogerie, de la cristallerie, des bijoux, de la ferronnerie, des ustensiles d'appartement, de cuisine, de bureau, des objets religieux, des joujoux, des cierges et des pains d'épices ! Mais Munich a voulu montrer qu'on pourrait produire toutes ces choses sur des modèles différents de ceux que l'usage a banalisés ou enlaidis, et en même temps y apporter un souci d'art. La plupart des formes ont donc été mises en question, et sinon complètement modifiées, du moins étudiées à nouveau et traduites, interprétées librement. De ces milliers de tentatives que résulte-t-il pour Munich?

Tout ce qui peut contenir une parcelle d'art a trouvé sa place ici. On y voyait des chapelles d'une architecture nouvelle, des autels, des orgues, et des objets du culte d'un dessin inconnu, les vitraux, les crèches, les urnes pour les cendres, les lanternes, les veilleuses, les chandeliers, les ostensoirs, les reliquaires, les troncs, les bannières, les croix même, les étoles

et les chasubles offraient soit une combinaison de lignes, soit une harmonie de couleurs inattendue.

Les faïences et les porcelaines sont d'un dessin et d'une décoration presque toujours charmants de simplicité, de sobriété et de fraîcheur ; les artistes se contentent en ce moment de les orner d'une simple et fine bordure de feuillage vert, ou de rosaces simplifiées, ou d'une sorte de damier ingénieux.

Leurs poêles ne se tassent plus bêtement dans les coins ; on tire parti de cette chose encombrante et laide : ce sont de jolis meubles de céramique bleue ou verte ou blanche aux portes de cui\Te travaillé et orné de sujets de bronze ou de marbre.

Ce que j'ai aimé énormément, ce sont leurs papiers de tenture, certaines étoffes d'ameublement, leurs lustres de cui\Te, leurs bois teints de tant de couleurs, leurs céramiques. Je me disais : « Si certains tapissiers parisiens avaient à leur disposition ces étoffes et ces couleurs, ils créeraient des choses exquises. » Car voilà la réserve à faire : le goût n'est pas encore épuré. Ils ont la hardiesse, l'initiative, la recherche ; mais ils ne savent pas encore harmoniser. Cependant ils cherchent, ils cherchent, ils travaillent.

Toutes leurs boîtes sont peintes à la main; des coffrets sont pyrogravés d'ornements jolis; il y a des jeux d'échecs sculptés par des artistes d'après leur imagination personnelle. Les salles de jouets retiennent longtemps la foule. Les créations, très simples, sont d'un réalisme amusant ; des fresques comiques de couleurs ( fu-n courent autour des murs ; les figures des poupées, au lieu de se ressembler toutes, ont chacune une expression et un comique particuliers.

Les pains d'épices eux-mêmes offrent

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A L L E ^1 A G N E MODERNE

des dessins nouveaux ; les cœure s'enflamment comme des rosaces gothiques; les paniers et les corbeilles débordent de mille fleurs jaunes et rouges, de feuilles vertes, et on se met à regretter le bon saint Nicolas à crosse et à bonnet d'évêque, qui portait à son côté des paniers pleins d'enfants.

Il ne faut pas croire non plus que toutes ces choses soient originales. Un œil exercé découvrirait vite le modèle de ces meubles Louis XVI, de ces salons et de ces salles de musique Empire, de ces papiers de garde du xvii« siècle, de ces affiches démarquées de Toulouse-Lautrec, de ces bagues copiées d'Armand Point et de Rivaud, de ces émaux et de ces orfèvreries qui pourraient être signés des noms les plus connus de l'art parisien, de ces céramiques inspirées de Lachenal. Et c'est là justement ce qui doit faire réfléchir les artistes et les producteurs d'art décoratif et industriel français. Leurs produits coûtent cher, très cher; ils s'adressent à la clientèle riche. Et voilà que se lève devant eux une armée d'élèves habiles, rompus déjà à leur métier, et qui, bientôt, arriveront à fournir à la clientèle moyenne l'équivalent de leurs œuvres personnelles. Nous pourrons continuer à être fiers de nos artistes créateurs, de nos imaginations de grâce et de beauté ; mais le monde sera

inondé de copies et d'interprétations, ou d'adaptations économiques de notre génie artistique. Il sera alors trop tard pour s'inquiéter et pour réagir.

Et que résulte-t-il, en somme, de cette Exposition?

Il résulte la preuve que Munich est un foyer d'art intense et vivace. et que rien en Allemagne ne peut lui être opposé.

Si je disais que du premier coup on a créé là des chefs-d'œuvre éternels, des formes définitives, un art complet et nouveau, je ferais rire de moi à Munich même.

Mais ce que je puis affirmer en toute conscience, c'est qu'un grand exemple est donné, et qu'il est malheureux et déplorable que nos artistes et nos fabricants ne se soient pas portés là en foule pour jouir de ce spectacle et profiter delà leçon magnifique qui en émane. Non pas une leçon de beauté définitive ni un spectacle de perfection, car ce dessein universel de tout changer doit fatalement engendrer des laideurs. Mais un spectacle d'activité sans égal dans notre temps et une leçon d'énergie.

Et le plus admirable dans ce résultat, c'est que l'État n'y a participé que par sa bienveillance et un appui financier modéré; la ville a pris toutes les initiatives, et ce sont les artistes eux-mêmes, librement, spontanément, qui réalisèrent cet effort.

Cummuniqué par le " Simpiiriïtioius'

LE •' SIMPLICISSIMUS ". — William Schulz, poète et dessinateur, illustre des scènes symboliques Dolitiauê^ et sociales. Le dessm a pour légende : L-Anfrletene et lAllema^rne : " Comment faire pour nous donner la mai'? ? ".

Planche ^i'>.

Luininuni<|uvpar le " Sinip ici.$in,u< '

i",^, "i^^^^^^^^^^^^US . - William SchuI/. porleol dessinalour. illustre des s.ènes svml)olim.e< noliti.iuè. el sociales. (-edossM, a V^^v h''^end.^: l/An^,etn-rr rUAlInna^^nr : - Comn^e,^U■M^^^

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L'ARCHITECTURE THEATRALE MODERNE. - La décoration .le la salle de spectacle du Ihéâlre cinéma

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L'ARCHITECTURE THEATRALE MODERNE. - La décoration du rideau et la scène du IhéAtre cinémato-

(graphique ■• Marmorhans ", à Merlin.

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