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PARTIF DES REMPARTS SUR LA PEGNITZ. !.<• poni r.-lie l.'s murs de remparls: il «■>! .-...ivorl en bois
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Phot. Sfleh, NarPinbsrr.
LE FOSSE DU SPITTLERTOR. — Dans le lointain on aperçoit le château des Hurgraves • on voit, de gauche ;t droite, la lour des Païens, la Tour Ronde, la Tour Pentagonale et la Tour Carrée.
Hh<M. Stieh, Snretnbsr».
SUR LA PEGNITZ. — Le pont de la Boucherie fut reconstruit de 1596 a 1598 sur le modèle du pont du Hialto,
a Venise, jeté dix années auparavant.
PLiINCUK iJO.
L'ALLEMAGNE M O D E R N
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LE FOSSE DU SPITTLERTOR. - Imii^ !.• luinrini ..n ;,|.,.r.uil I.- .lijil.Mu ,1.- liiin.'rave-» • ..n voil..le «iiiKli- I ili-iU-, l.i l..tir rU- l'i.i.Mt-. I.i li.iir |{..ri<l.-, I;i l.Mir Heiiliii,'oiial« .1 la l.>ur CjiVii'.'.
SUR LA PEGNITZ
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Hlam..
inférioriseraient Nuremberg. Sa situation privilégiée au moyen âge, alors que tous les échanges se faisaient par caravanes, ne Test plus en notre siècle de communications rapides et faciles, et d'industries colossales. Privée de charbon, de fer, de cuivre, éloignée des centres de production de ces matières premières, elle ne dispose pas non plus de moyens de communication à bon marché. L'absence de houille n'est point compensée par l'abondance du bois qu'employaient autrefois les verriers franconiens pour chauffer leurs fours et qu'utilisent encore les petits artisans fabricants de perles. Mais toutes les industries grandes et moyennes sont obligées de brûler la houille de Westphalie et de Zwickau (Saxe), ou encore les lignites de Bohême, dont le transport est coûteux.
PROSPÉRITÉ Ce n'est donc pas un privilège naturel qui fit de Nuremberg, en notre siècle, la première cité industrielle de Bavière et la neuvième ville d'Allemagne. Mais, de même qu'elle avait conservé presque intact son aspect moyenâgeux, de même les aptitudes héréditaires de ses habitants sommeillaient dans les nouvelles générations. Si le commerce de transit avait été anéanti, les industries locales subsistaient. De sorte qu'il suffit de circonstances heureuses : longue période de paix, création de débouchés nouveaux, formation d'une union douanière allemande, construction de chemins de fer, etc., pour que la mise en valeur de ces activités assoupies produisit la renaissance industrielle et commerciale à laquelle nous assistons depuis quelques années.
En dehors de la culture du houblon, qui utilise une partie de l'activité franconienne, toutes les énergies sont donc dirigées vers l'industrie, et, pour une série de rai-
sons, vers la petite industrie. Et nous touchons ici à la première caractéristique de l'activité nurembergeoise. J'ai dit déjà comment l'absence de houille en Franconie et dans toute la Bavière, le manque de matières premières et de voies de communication bon marché étaient un obstacle au développement de la grande industrie. Il faut tenir compte aussi des qualités et des défauts de l'ouvrier franconien. Son peu d'exigences, le faible prix de la main-d'œuvre était une facihté donnée aux grandes entreprises, et il est fort probable que sans cela des usines de l'importance de celle de Schuckert abandonneraient Nuremberg pour Berhn. Mais, d'autre part, sa lenteur et sa minutie l'inclinaient vers les petits métiers. On a justement remarqué que la plupart des ouvriers de Siemens, — la plus forte usine métallurgique de la région, — viennent du Hanowe et de la Westphalie, où le rythme de l'activité est autrement accéléré qu'en Bavière. Ces pays sont ceux du travail intensif, où le grand patronat eut en ces quarante dernières années tant de grandes et heureuses initiatives.
Une telle impulsion manque en Franconie. Le Franconien, travailleur assidu et patient, fut incapable, par exemple, d'organiser l'exploitation des houblonnières qui constituent l'une des grosses richesses du pays. Son adresse, sa dextérité lui permettent de se livrer à cette culture minutieuse. Mais il abandonne à des Israélites organisateurs les soins du grand commerce, de même qu'il laisse à des Allemands originaires d'autres provinces les vastes initiatives industrielles. L'exemple d'un Schuckert, cet énergique artisan nurembergeois, qui, après avoir
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fabriqué dans son petit atelier des bords de la Pegnitz des appareils de galvanoplastie, créa de toutes pièces une formidable industrie électrique, l'une des quatre ou cinq grandes entreprises industrielles d'Allemagne, est une exception. L'exemple de Siemens et de Kramer-Klett, construc-
teurs de machines à vapeur, en est une autre. Peut-être ces initiatives marquentelles une ^transition entre une [production traditionnelle et les entreprises colossales des temps modernes. Quoi qu'il en soit, la petite industrie domine encore, multiple et diverse.