‹ L'Allemagne moderne [microform]; ouvrage illustré de [626] illustrations hors texte en couleurs et en noirChapitre 18 sur 164 · I-hot. Si hcrl, Berlin · texte numérisé non relu

I-hot. Si hcrl, Berlin

"WANNSEE. — I.e plus aimable laissi-r aller préside à ces baignades ; hommes t-t femmes y sont piltoresquement confondus, au grand détriment de la pudeur allemande, tant vantée par nos voisins.

Pla!«cbb 34.

1 liui. :>t.iier'i, bcruu.

WANNSEE. — Pas de cabines à Wannsec, c'est un luxe inulilp. Hommes et lemmes, a|irès le bain, selalcnl sur le sable dans le plus simple appareil, se (iésliabiilanl sans souci des rejiards des voisins.

l'hoi. :>chert. beriin.

NORDERNEY est la i)la<îe à la mode des Berlinois. Pendant la saison, elle otTn' le plus pittoresque s|)eclaele, avec son enchevctremeiil multicolore de cabines et d'abris en osier.

Planche 35.

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L HOTEL ADLON.

- Développant sa façade sur la Hariserplalz, sur les Lindcn et sur la Wilholmstrasse, lAillon est le plus vaste et h- plus luxueux des hôlels berlinois.

Itl'.t Schcrl. Berlin.

LE KAISERHOF. - Parmi les grands li/dels de la capitale allemande, le kaiserliof occupe une des premières places; il est. la nuit, le rendez- vous mondain de In haute sociéli- berlinoise.

Planche > .

LALLEMAGNE MODERNE

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L HOTEL ADLON.

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LE KAISERHOF l'aiini 1»-^ uuirxK Ik.i.-Is «If l.i .M|.il;tli' ;illi-m,iii<lc. I<

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s'élèvent de temps en temps. Seul l'étranger s'étonne et cherche d'où ils viennent. De l'autre bout de la salle, il aperçoit de grosses femmes que le rire convulsionne, des figures congestionnées aux bouches épanouies, des tailles épaisses qui virent de droite et de gauche ; leurs voisins, rougeauds, luisants, sourient largement, d'un air de complaisance émue, en les regardant ; d'autres accompagnent leurs rires de la secousse rythmée de leurs ventres en rotonde. C'est une partie de vin. Les Allemands sont très friands de ces sortes de réunions auxquelles leurs épouses se mêlent volontiers.

LE JARDIN ZOOLOGIQUE L'un des rendezvous des soirs d'été, où les concerts durent de cinq heures de l'après-midi à onze heures du soir, c'est le Jardin zoologique et ses restaurants, le Zoo, comme il faut l'appeler pour être dans le train. On a choisi, dans l'immense jardin, un endroit situé entre le rugissement du lion et les cris des singes, un vaste espace divisé en terrasses superposées et couronné par une galerie découverte où l'on mange. Au bas des terrasses, au niveau des promeneurs, se tiennent les simples buveurs de bière et les mangeurs de sandwiches. Au-dessus de ceux-ci, le long des premiers gradins, la cohue moyenne des dîneurs à la bière devant les nappes bleues ou rouges ; audessus encore, une terrasse mélangée de tables réservées les unes aux buveurs de vin, qui, seuls, jouissent de nappes blanches, les autres, les moins bien placées, aux buveurs de bière. Un monsieur qui veut boire de la bière est très mal reçu par les garçons des tables à vin s'il a le malheur de s'égarer sur leur domaine. La différence de traitement est assez sensible d'une frontière à l'autre ; d'un côté,

le bousillage ordinaire du service allemand, va-comme- je- te- pousse, manières de fourrier de régiment mal dégrossi ; de l'autre, un peu plus d'égards, moins de bousculade, chacun prend son temps. Les officiers y dînent, et cela suffit à donner le ton.

LE RHEINGOLD En ce moment, la vogue dans la bourgeoisie moyenne est à un restaurant édifié depuis quelques années, et qui s'appelle le Rheingold {F Or du Rhin). Il s'élève sur la Potsdamerstrasse et, traversant un imposant pâté de maisons, va rejoindre la Bellevuestrasse, non loin du Tiergarten. 11 faut aller voir cela. Façade de cathédrale du moyen âge, murs d'hypogées barbares, souterrains des Mille et une Nuits, cavernes de l'Inde, salles de trône des rois goths, c'est une succession de pièces énormes en marbre, en onyx, en bois précieux, en pierre brute, où l'on peut donner à mangera 4.000 personnes! Cette bâtisse a coûté près de 15 millions de francs.

Où s'arrêtera la fureur mégalomane des architectes allemands?

Le bâtiment se compose d'un sous- sol, d'un rez-de-chaussée et d'un étage. J'ai compté en tout onze salles énormes, démesurées, comme des nefs gothiques. Par des portes de cuivre orné, entre des murs couverts de marbre et de mosaïques, vous pénétrez dans le temple. Un sous- sol s'offre à vous, aux voûtes rondes, maçonnées, de même que les murs, de coquillages et de cailloux ; des vitraux de couleur éclairent pauvrement de place en place des statuettes effacées, frustes, comme si elles étaient restées exposées depuis cinq mille ans à la fureur du vent.

Au rez-de-chaussée, il y a la salle d'onyx, dont les murs et les colonnes sont d'onyx, la salle d'ébène, la salle d'acajou, toutes

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