L'HOPITAL VIRCHOW
Un hôpital modèle. — Deux mille malades. — Pavillons séparés. — Arbres, fleurs, pelouses, massifs. — Ordre et propreté. — L'isolement. — Les salles de malades. — Organisation pratique. — Les bains. — Les salles d'opération. — Perfection technique. — L'économat. — Les gens riches se font soigner dans les hôpitaux.
ORS d'un des Congrès d'hygiène qui se tint à Berlin, les médecins français eurent l'occasion d'y étudier les hôpitaux et, si l'on en croit les récits qui suivirent, en reçurent une forte impression.
Pour moi qui venais de visiter, quelque temps auparavant, certains de nos plus vieux hôpitaux, je rapportai de ma visite dans les établissements berlinois l'idée d'une perfection qui faisait honte à mon patriotisme.
A peu près tout ce qu'on voit dans les hôpitaux de Berlin se retrouve dans l'hôpital Virchow, le dernier créé, le plus vaste de l'Allemagne, avec celui de Hambourg, puisqu'il peut recevoir 2.000 malades. Je me contenterai donc de décrire celui-là.
L'HÔPITAL VIRCHOW L'hôpital Vù-chow est situé à l'une des extrémités de la ville. En 1892, l'emplacement qu'il occupait était une plaine sablonneuse et
stérile. Les travaux commencèrent seulement en 1899 et durèrent sept ans ; ils s'élevèrent à vingt- cinq milHons de francs, dont quatre pour l'installation.
Aujourd'hui, l'établissement, ouvert depuis sept ans et demi, se trouve être au centre d'un quartier populaire, où abondent les logements ouvriers, les cités et les lignes de tramways.
On a adopté pour l'hôpital, dont la superficie totale est de 27 hectares, le système des pavillons isolés, préconisé par le grand savant Virchow. Du haut de l'édifice central, qui renferme les services administratifs et qui domine l'ensemble, j'ai compté soixante- deux constructions éparpillées parmi les pelouses bordées d'arbres et émaillées de fleurs.
Le grand portail d'entrée franchi, on pénètre dans une vaste cour carrelée, égayée de parterres, entourée de grands bâtiments de trois ou quatre étages d'une architecture simple, mais point du tout froide ni austère. Les façades, percées de très nombreuses fenêtres avec de petites vitres aux traverses blanches, les toits d'un rouge vif, les murs neufs, le vert
LA BAIGNADE. — Meurlries par les lati<îiies el les cahots d'un long voyage en chemin de fer, les oies sont |)oussées. dès leur arrivée, vers de grandes piscines, pour sy débarrasser des poussières de la roule.
L INSPECTION. — l^uis les oies délitent une à une, devant un vétérinaire officiel ; celles qui sont reconnues impropres à la consommation sont abattues; les douteuses sont soumises à une quarantaine.
Planche 5i.
Ta»