‹ L'Allemagne moderne [microform]; ouvrage illustré de [626] illustrations hors texte en couleurs et en noirChapitre 90 sur 164 · L A L L F. M A G N K IM O D I' R N E · texte numérisé non relu

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quement, un an d'avance, par un de ces Américains si démocrates qu'ils ne pourraient faire la traversée ailleurs que dans une cabine d'Empereur.

J'ai voulu voir ces cabines pendant que je me trouvais à Bremerhafen. Ce sont de vrais appartements de quatre pièces:

salon, salle, à manc^er, chambre à coucher, cabinet de toilette, joliment décorés, de styles variés, Louis XVI, Empire, suivis d'une salle de bain de la dernière élégance.

On m'a montré aussi, sur le Kaiser Wilhelm II, les derniers perfectionnements apportés au service du bateau. On arrive vraiment, sous ce rapport, à des choses admirables. Le capitaine, de la dunette, peut fermer automatiquement et instantanément tous les compartiments étanches du bateau. Autrefois, le son des cloches des bateaux-phares servant de signaux, la nuit ou en cas de brouillard, ne s'entendait pas au loin. A présent, on installe, de chaque côté du navire, des microphones qui enregistrent parfaitement ces sons de cloche et préviennent, par conséquent,

à plusieurs kilomètres, le bâtiment en marche. Sur le pont également, le commandant peut, à chaque instant, vérifier le nombre des révolutions de la machine, transmis électriquement sur un tableau qu'il a sous les yeux.

Il y a vingt-sept horloges électriques à bord. Pour la commodité des voyageurs et la régularité du service, ces vingt-sept horloges sont mises à l'heure toutes à la fois, d'un seul coup, du pont même.

On fit fonctionner devant moi le service d'incendie. Le signal fut donné par le capitaine; moins d'une minute et demie après, tous les hommes de garde, chargés chacun d'une fonction spéciale en cas d'alerte, étaient à leur poste, et la pompe à incendie manœuvrait automatiquement.

Le capitaine me dit que les ingénieurs de notre Compagnie Transatlantique sont venus visiter le Kaiser Wilhelm II avant la construction de la Provence et que tous ces perfectionnements avaient dû être apportés au dernier paquebot français lancé.

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