Gœrres, Polilisdw. Schriften, I, p
4. Diel-Kreiteu, op. cil., I, p. 220. "s. Le mot est de l'éditeur Perthes.
posait à la régénération politique de la patrie' », il semblait que, sous la bannière du christianisme, — et du christianisme catholique, — se préparât à longue échéance une reviviscence de 1 ame allemande ; et lorsque Bonn et Cologne, plusieurs années durant, se disputaient l'honneur de posséder la grande université rhénane, Cologne alléguait auprès du roi de Prusse, pour essayer de faire triompher ses ambitions, son caractère de cité catholique, de cité gothique, d'école vivante d'art national o.
Si quelque prophète, en 1815, eût prédit qu'un jour une Allemagne unifiée profiterait sans délai de sa grandeur reconquise pour engager une lutte contre l'Eglise romaine, ni les romantiques du pinceau, auxiliaires toujours conscients de l'idée germanique, ni les romantiques de la plu me, auxiliaires parfois inconscients de l'idée catholique, n'eussent rien compris à ce futur caprice de la destinée.
1. « Nous, iKtinnics de la Révolution, iimis l)làiuioiis la stérilité do la parole de Gœtlie, l'esprit artiste qui se répandit par lui en Alleiuapie, qui engourdit la jeunesse et s'opposa à. la régénération politique de notre patrie. » (Henri Heine, De l'AUemayne, I, p. 237.) Gœthe, au moment du soulèvement de l'Allemagne contre Napoléon, refusa au jeune Bohmer de composer un chant national Sepp, Gœrres und seine Zeilfjenossen, p. 110). Voir, dans Raich, Dorolliea Sc/ik'i/el, II, p. 98-W9, une lettre de Dorothée à Varnhagen. en 1812, sur le manque de })atriotisme de Gœthe. — Cf. le jugement de Wolfgang Menzel, en 1827. dans sa Geschichle der deutschen Liticratur, opposant les romantiques à 1' « épicurien » Gœthe, qu'il accuse d'immoralité et de lése-i)ati'ie (Speulé, Nocalis decnnt la cnlique. p. 16).— Voir enfin, sur l'indifférence i)olitique de Gœthe, Cavaignac, la Formation de la Prusse con/emporaine, I, p. 187-18!) (Paris, Hachette. 1891).
2. Voir, sur cette lutte, qui ahoulit à la fondation de l'Université de Bonn, Sybel, Kleine Hislorische Schriflen, II, p. 409 et suiv. (Munich. Literarisch-Artistische Anstalt, 18()9), et spécialement, j). 432-445, le curieux mémoire adressé à Hardenberg en faveur de Cologne, et que Sybel croit être de Frédéric Schlegel.