‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 123 sur 202 · Janssen, op. cit., II, p · texte numérisé non relu

Janssen, op. cit., II, p

et se réjouissait d'avance à la pensée que, dans la « sublime paix religieuse », se formerait une» école véritablement allemande » : au delà de l'unité religieuse de l'Allemagne, Tesprit catholique entrevoyait unsuperbeépanouissementdu germanisme ^ Rasséréné par de semblables espérances, le catholicisme, plutôt que d'entrer en des polémiques, s'exprimait intégralement en de belles professions de foi qui, dans cette époque de rationalisme, résonnaient comme l'écho d'un autre âge, si lointain, si reculé, qu'elles ressemblaient aune nouveauté. Des biographies d'Alfred le Grand et de saint Vincent de Paul, un petit traité de l'amour de Dieu 2, furent le fruit des loisirs que laissait à Stolberg son Histoire de la religion de Jésus. Ce petit traité fut son dernier écrit ; une belle page s'y trouve, dédiée aux âmes qui se révoltent contre cette idée de ne pouvoir trouver le vrai bonheur que dans le commerce du Dieu invisible ; Stolberg leur adresse une réponse tout imprégnée de philosophie platonicienne; et c'est ainsi que, sans le dire, à la veille de sa mort, il s'inspire encore de Platon pour nous familiariser avec le Christ.

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