‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 128 sur 202 · Baston, op. cit., II, p · texte numérisé non relu

Baston, op. cit., II, p

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^90 PENSÉE CÂtllOLlQUE ET PENSÉE ALLEMANDE

dans la classe bourgeoise », et confier impérieusement le soin de cette fonction liturgique aux prêtres français déportés.

Moins de quarante ans après, Charles de Montalembert voyageait en Westphalie : « Cette province, écrivait-il, est le foyer du catholicisme dans l'Allemagne du Nord ; c'est la Bretagne germanique. La population catholique y est plus nombreuse, plus dense. On y trouve un attachement profond et unanime à la vraie religion, attachement qui a subi, sans jamais lléchir, toutes les épreuves de la domination hérétique. Processions, pèlerinages, couvents, etc., tout cela est entretenu par le peuple avec une persévérance froide et inébranlable ^ . »

Entre l'époque où écrivait Baston et celle oi écrit Charles de Montalembert, des générations d( prêtres et de fidèles formées parOverberg, et por tant Tempreinte du cercle de Munster, avaien rajeuni le christianisme westphalien. La captivité d( l'archevêque de Cologne, del837à 1841, mettra c< rajeunissement à l'épreuve : on verra les fonction naires de la Prusse en Westphalie s'effrayer de bouderies froissées qu'ils rencontrent, du silencieu: soulèvement de consciences qu'ils pressentent et si la Prusse recule, si la liberté des âmes pré vaut, ce ne sera pas au chapitre de Cologne presque entièrement servile devant l'Etat, cène ser pas aux évêques de la province, accoutumés toutes les résignations, que l'histoire saura gré d cette victoire, mais ce sera bien plutôt aux masse

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