Aichinger, op. cit., p. 284-28G
5. Jean Gossner (1773-1858) fut, trois ans et demi durant, collaborateur de Feneberg dans sa paroisse de Seeg. Des difficultés qu'il eut avec l'évèclié d'Augsbourg sous l'inculpation de quiétisnie l'aigrirent contre l'Eglise. Installé à Munich à partir de 1811, ses catéchismes, ses prédications, lui donnèrent une grande action sur les âmes; il avait des dévots, qui se réunissaient chez lui en petites assemblées secrètes. Les protestants de l'Allemagne du Nord épiaient ses évolutions religieuses; Schleiermacher le visita. La Prusse, en 1819, après qu'il eut été suspendu dans le diocèse de Munich, le nomma professeur de religion au gymnase de Dusseldorf ; il s'y ennuya, et s'en fut en Russie. Le secret même qui planait sur son
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Ignace Lindl ^ ; quant à Boos, qui mourra catholique, on a de lui une lettre où il félicite un ami qui s'était fait protestant". Pour se détacher de ces édifiantes mais énigmatiques chapelles, dont un excellent prêtre, le bavarois Martin Volk, momentanément excommunié en 1823, fut le dernier représentant •, Sailer n'attendit point que ces dénouements fussent consommés : très nettement, dès l'année 1816, il blâma, chez les auteurs du mouvement de réveil, l'esprit de séparatisme et leur penchant à la fronde^. Vingt ans durant, il avait craint de méconnaître Dieu
activité mystique ly rendit suspect; de retour en Alieniaj^ne, il passa formellement au protestantisme, devint pasteur en 1827 et consacra sa vie au développement des missions protestantes allemandes.
1. Ignace Lindl (1774-1828), prêtre dans le diocèse d"Auf,'sbourg, fut peutêtre, de tous ces mystiques, le plus puissant remueur de foules. « Éveillé au mvsticisme par Gossner. en relations avec les piétistes de Bàle et de AVurtemberg, il tenait des prédications en plein air. qui groupaient jusqu'à huit ou dix mille personnes. Le prince Gallitzin, alors sous finfluence de M""» de Krudner, l'appela en Russie en 1819; il se maria et fonda en Bessarabie une colonie pieuse, où l'on attendait la venue du Seigneur. Des difficultés surgirent : Lindl revint en Allemagne en 1824, passa formellement au protestantisme, se fit pasteur, puis se brouilla
• avec l'Eglise officielle, et mourut clu'f d'un petit groupe protestant séparatiste de médiocre importance.