‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 15 sur 202 · Meier, op. cit., p · texte numérisé non relu

Meier, op. cit., p

PEBRONlUS ET JOSEPH It 11

Febronius reconnaît le Pape comme le Vicaire de Jésus-Christ' ; il professe que l'Eglise a besoin d'un chef qui la dirige, et que les nœuds qui lient les membres au chef doivent être sacrés et inviolables ; il veut que la primauté soit conservée dans l'Eglise avec soin, et saintement honorée'; et Photius, qui la voulut saper en ses assises, lui parait un insensé'^.

Mais cette primauté n'est pour lui qu'une simple prééminence; tout ce qu'elle comporte, c'est un droit d'inspection et de direction sur les divers diocèses, semblable à celui qu'un métropolitain possède à l'endroit de ses sutfragants; mais elle n'entraîne, pour le Pape, aucune juridiction.

Le pouvoir des clefs a été conféré par le Christ à tout le corps des fidèles ; il leur appartient à tous, radicaliter et principaliter ; c'est à titre d'usufruit, iimaliter et U8ufructualitei\ qu'il est exercé par les évoques ; et, quant au Pape, il est supérieur à chaque évêque en particulier, en vertu de ce que Honthcim appelle la iuaj or itas ; mai^ cette majoritas ne s'étend pas sur le corps épiscopal dans son ensemble ; le corps épiscopal est le véritable souverain de l'Eglise. En haine de ces principes, un système de gouvernement a été installé par les « curialistes », système en vertu duquel « l'économie sacrée et évangélique, instituée par Jésus- Christ et observée par les apôtres, est renversée, les nerfs de la discipline ecclésiastique atTaiblis et

1. « Nous rccunuai-jsons on vous. Très Saint-Père, le Vicaire de Jésus- Christ. » {Traite, I, p. ii. Epitre de l'auteur à Clément XIII.)

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