Traité, II. p. 54'i (rha]i. ix, section
3. Traité, I. p. xu (Eiiitri- nnx vn\< l't nn\ ]irinres chrétieus'i : insaitum Plioliuni.
brisés, les statuts des premiers conciles généraux abattus, les lois des jugements détruites, les droits des évoques troublés, et bien des choses confondues dans la distribution des bénéfices, dans l'accord des dispenses et dans la juridiction* ». Il y a « excès de la puissance papale- » : c'est là « le plus grand des abus ». Y couper court, « ce serait ouvrir le véritable chemin par lequel on ramènerait successivement les provinces et les royaumes'^ », car « les Eglises ne se réuniront jamais tant que les choses resteront dans l'état actuel à Rome ^ ». Ainsi Rome, centre de l'unité, est en môme temps devenue Fobstacle à l'unité : c'est par zèle pour l'Eglise universelle, c'est par catholicisme, pourrait-on dire, que Febronius alïecte de combattre le romanisme. Son livre est composé — suivant les termes formels du sous-titre — « pour la réunion des chrétiens dissidents » : Liber singularis adreuniendos dissidentes in religione christiana compositns ; et deçà delà l'auteur risque certaines avances à l'endroit des protestants, leur offrant, par exemple, la communion sous les deux espèces, ou bien insinuant qu'on pourrait permettre aux ministres luthériens qui rentreraient dans le sein de l'Eglise de garder, tout ensemble, leurs femmes et leurs fonctions sacerdotales, à l'image des prêtres «grecs unis^ ». Or la Curie romaine fait obstacle aces plans d'union; elle est la « cause de la séparation des Eglises », 1' « entrave au retour