Gœrres, Poliiische Schrif'lea, I, p
4. Gœrves, Poliiische Schriften, I, p. 86. — Cf. I, p. 85: « En élisant le
son iiel se déverse en outrages : la liberté, telle que les Français la conçoivent, n'est plus à ses yeux qu'une « liberté vêtue de soie et de gaze, qui fait l'usure avec ses charmes » ; la science française n'est pas un système, mais seulement un bouquet de fleurs fait à l'aventure i ; et Gœrres secoue sur la France, aussitôt quittée qu'entrevue, tantôt son insulte et tantôt son mépris. Le pacte autrefois conclu entre l'humanité et la France, pacte au nom duquel le jeune Gœrres nous livrait toute la rive gauche du Rhin, est désormais dénoncé ; c'est en vertu d'arguments tirés de leur propre intérêt et non plus, comme naguère, en vertu d'arguments tirés de l'intérêt de l'humanité, que les Rhénans peuvent encore tolérer de rester dans notre orbite 2.
Mais par un frappant contre-coup, qui prouve combien le culte de notre pays faisait partie intégrante du système philosophique du jeune Gœrres, sa foi dans l'Humanité vacille en même temps que sa foi en la France. « Il a fallu que le passé des expériences fût bien lourd, écrit-il en cette même année 1800, pour que je reconnusse que la génération présente est perdue pour la liberté; que toute la force, tout le capital de vies humaines et de bonheur humain qui se dépensèrent pour cette génération, est une force morte, un capital mort; et que ce capital ne donne pour l'instant
\)\m robuste, en déposant ses destinées entre ses mains, la France s'est sauvée de l'abinie, mais elle sest en même temps rangée dans la série dos autres nations »; sa Révolution a perdu son intérêt civique universel {(las allf/cmeine v^eltbui'fjcrlidie Intéresse).
\. Gœrres, PolUische Schriften, L p. 93-94. -< Sur les trois dimensions, il y en a une qui manque au caractère des Français, c'est la profondeur. »