‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 158 sur 202 · Gœrres, Politischc Schriflm, I, p · texte numérisé non relu

Gœrres, Politischc Schriflm, I, p

3. Gœrres, Gesammellc Briefc, U, ]). 179. — Sur rattitudc souvent coiuplaisaute d'une i)artie dos intolligonees allomaiides à l'ondroit do Napoléon, voir un très intéressant chapitre de Sepp, op. cit., p. 102-120, et l'article de M. Cavaif^nac dansia licnic des Deux Momies du 15 mars l!J04; et cf. ce qu'écrivait, dès 181)0. le comte de Stolberg; : «Si les Français l)énètrent en Allemagne et qu'ils denuMU-ent vainqueurs, ils trouveront bientôt parmi nous leurs i)anégyristes ;et il ne manquera pas de directeurs d o))iMion, qui seront assez dénués de vergogne i)our les saluer comme des libérateurs.» (Jansson, Friedrich Leopold .Graf zu Slolherf/, II, p. 231.)

4. Voir, sur rajjparition du Mercure. Sepp, op. cil., ]>. 174 et suiv.

5. Gœ.rvofi, Politische Schrif(en,J, \). 1!),5 : « I,o journal oiisoiiriuMn aux Rhénans ce qu'attendent d'eux les confédérés. »

0, G(Brres. Politische Sç/iriflen. ï, )). 2'J8.

CATIIOLICTSIME ET SAINTE-ALLTANCE 343

proportions épiques », dira plus tard Saint-Reno- Taillandier '. Dans le bureau du Mrrcf/re, comme dans un atelier, se forgeaient les idées qui bientôt mol)ilisaient les hommes. Stein -, Gneisenau ■', l]lûclierS Louis de Bavière'', étaient fidèles en leurs applaudissements ; Gœrres avait des correspondants qui le qualifiaient de « gardien sacré de l'Allemagne », de « trompette de la vérité », d' (( homme diabolique^'» ; les noms d'Isaïe, de Dante, de Shakspeare, se pressaient sur les lèvres de Gentz, lorsqu'il parlait de lui ^. Savigny écrivait que \e Mercure remimii la Prusse ^ ; Creuzer apprenait quedans leHar/Topinionétait secouée 'i; et les deux Grimm, confrères de Gœrres en érudition philologique, se laissaient déranger du matin au soir, dans leur studieuse retraite de Gassel, par les bourgeois de la ville, qui venaient chez eux lire le Mercure '^'. Un universitaire de Hanau célébrait cette

1. Saint-Ronô-Taillnniiior, Etudes ,??/?• lu n'rolulion m Allt'nifif/ne. I, p 177.

Page 1