Gœrres, Gesammelte Briefc, II, p
9. Gœrres, Gesammelte Briefe, II, p, 419. — - Cf. une lettre de GuillaumoGrinnn où il appelles le Mercure i<\\\i appui do la liberté allemande» (Iloinhold Steig, Achim von Arnim un<l Jacoti und Willielm Grimm, p. 309).
10. Gœrres, Gesammelte Briefe, II, p, 500. « Depuis le journal de Schlootzor, écrivait Jacob Grinun à Gœrres, aucum» fouille n'a eu celte iiction chez nous; et IVsprit en est b(^aucoup moillour. » (Gœrres. Gesam- ■".'•ih' Briefe. Il, p. ''^^*l.) Guillauu(e Grinuu lui écrivait (ine le \\o\\y
feuille comme un Vésuve puissamment assis à Tangle de la Moselle et du Rhin, pour tenir le Français en respect et pour le bravera Quatrevingt-dix ans ont passé; à l'endroit même d'où ce Vésuve vomissait sur FEurope sa lave ardente, une statue colossale se dresse; c'est celle de Guillaume I", posté à Goblentz, comme Gœrres, pour regarder la France, là-bas, bien loin, tout au bout de ce ruban de Moselle, qui jadis s'attardait plus longuement chez nous.
L'Allemagne bismarckienne n'aura qu'à relire le Mercure pour s'exciter contre la France, pour épier sur son propre sol, avec une rage vengeresse, les traces laissées par nos armes, et pour rougir de ces vivats que l'Allemagne de 1807 poussait à Napoléon, « se remuant comme des vers sous le sabot de son cheval- » ; et Gœrres avait déjà disposé de l'Alsace au nom d'un hypothétique droit des langues"^, plus d'un demi-siècle avant que la Prusse ne nous l'enlevât au nom de la force. Le Me;T?^?r enseignait à l'Europe la haine de la France, plus funeste à l'humanité que ne l'avaient été les Turcs au temps des croisades^*; et lorsque
prince électeur de Hanovre se faisait lire le journal chaque jour (Gœrres, Gesammelle Driefc, II, p. 4.Ô2).
1. Gœrres, Ge.sammelte Briefe. II. p. 4G4. Clément Brentano, lui, parlait des « prédications volcaniques» du Mercure (Gœrres, op. cil., II, p. 4G5).