rjœrros, Polilisrlic Srlu-iflrn, T, p. 370 Ot suiv
2, GœiTPs, Poliiifiche Sr/wiften, L p. 22\). Aillfiiirs, à la niôino tlnto, il coiupte Pio vn parmi « les lii^ros .aux(iuols lo iiuindo doit sa délivrance", ft le doiMio CdiHiue (ixeiiiplo à la jeuuessr; allcniniido de toutos cuutVs- ^ioiis : « Lt' uiôiuo esprit (iiii iiinintciiant repose sur ell(^ a j-eposé sur lui. » yOi>. (il.. L p. '208-21 1.) - Dès ISII. Gœrres se plni^iiifiit au libraire PerUtes
Ainsi se complaisait la pensdo do Gœrros clans révocation prochaine d'nne alliance intime, profonde, entre tontes ces forces matérielles qn'étaient les penples rendns à enx-mômes et la grande force morale qne Pie VU incarnait. C'est le moment où tonte la colonie étrangère de Rome fêtait à la villa Borghèse le retour de Pie VII, et où Cornélius et Overheck céléljranmt cette fête en dessinant un grand transparent où resplendissaient les mots : « Virh), Ghntizia, lihcrata EuropaK » Mais dans cette Europe qui se flattait d'être « libérée », ce fut la Sainte- Alliance qui survint; elle réservait à Guerres une formidable déception.
VU
Metternich appréciait, en Gœrres, « un de ces esprits qui ne perdent jamais de vue le bien et le
(le l'ospionnago aiujnol étniont snuuiises les jMibllcations nltvnniontainos depuis le coiitlit oiilro le Pape et Napoléon (Gœri'es, Gcsammelte Uric/'i', II. p. Ulfi).
1. Raich, Dorolhea von Sc/iler/el, II, p. 255-2r)7. — L'adiuiratiou jioiir Pie YII était à celte époque assez répandue dans certaines si)hères allemandes. Le jeune Rinfjseis, séjournant à Berlin en ISl't. écrivait aux siens: « Le Pape, ici, est en très ijrand ))restiffe. Sa conduit»» à l'égard de Napoléon a même éveillé une admiration et un respect sans parta^^e. » iHinii^ei^, Erinncruiu/i-ji,!, j». 187.)— Cf. Rinj,'seis, op. cit., I. ]>. 'i85-'<87, iimi>ression ([ue produisit Pie VII sur Niebuhr; — et la lettr(î de 18l'«, dans laquelle» Stolberg qualifie Pie VII de saint martyr universellement vénéré (.Janssen, Friedrich Leopold Graf zu Slolbirrr/, IL p. 3ô'2). — Mais on ne saurait rien lire de i)lus dévotement ému, de })lus profondément admiratif, au sujet de Pie VII, que certaines pa{,'es du journal diun» protestante, Klisa de la Recke. siir le retour de Pie VII a Rome en 180.) a|>rés son voyaj;e de Paris (p:iisa de la Recke. Vuijntje en AlU'innijnn, dans le Tyrol 'cl e,i llulli\ trnd, Montolieii. IL i>. :]!)^ul)ll, et IV. p, ici-V^U],
vrai, même lorsqu'une exaltation maladive les entraîne constamment dans le sentier de l'erreur ^ ». Il essaya, dès l'origine de la Sainte-Alliance, d'enchaîner à cette cause politique le génie de Gœrres; mais Gœrres fut inébranlé. L'Europe et l'Allemagne, telles que les avait recrépies le Congrès de Vienne, déplaisaient à cette âme éprise de sincérité. L'Allemagne venait de traîner, depuis la paix de Westphalie, « les pires siècles de son histoire » ; il eût voulu que le Congrès y mît un terme, qu'il reconstruisît la chrétienté en reconstituant l'Allemagne, et que l'Empire, «au lieu d'être une maison mortuaire oij des héritiers souriants se disputent Fhéritage, fût une maison dévie et de renaissance, où , pour une longue période, la liberté, la prospérité, la paix, seraient fondées- » ; mais « le palais impérial de Vienne était devenu comme une bourse, oii l'on pesait et comptait les âmes, ainsi qu'on fait des'pièces de monnaie'^ » ; et l'Allemagne, au lendemain de cet effort de mathématique politique, était plus impuissante, plus divisée que jamais. « Etre Allemand, écrivait Gœrres en 1819, veut encore dire, comme avant 1813, être sans honneur'*. » Le patriotisme était suspect aux bu-