iœrres, Gemnimellc Bricfe, II, j
.3. Gœrres, Gesaminello liriefe, II, p. 5'JO. 4. Gœrres, PolUisc/œ Schriflen, IV, p. 1»'7.
d'attache de toutes les idées religieuses revivifiées', expliquait la dislocation de la vieille Europe par la malencontreuse substitution, au moyen âge, du règne des soldats au règne des prêtres-, et la guerre de Trente Ans, ce « fratricide », par la nécessité d'expier ce « second péché originel » qu'était laRéforme-^ L'histoire du monde, dans ce livre, se ramenait pour Gœrres à la lutte entre la « surnature » et la nature déchue ; et cette philosophie de l'histoire, au nom de laquelle il s'attaquait aux rois, était tout entière empruntée à la révélation.
Deux ans se passent, et nous voyons Gœrres afiirmer à Jean-Paul Richter son attachement pour l'antique édifice religieux^, et s'assimiler, avec leurs plus strictes exigences, les thèses des canonistessurle droit social de l'Eglise. « Je considère, écrit-il en 1822 à un éditeur de Stuttgart, que l'Eglise n'est nullement subordonnée à l'Etat et aux intérêts de l'Etat, mais que plutôt l'Etat est dans r Eglise, qu'il la doit servir comme un organe de ses fins supérieures... Je ne veux pas que la religion soit claquemurée dans le boudoir du cœur: elle a trop à faire audehors; iln'est pasjusqu'au marché, aux alentours duquel l'Eglise n'ait un rôle spacieux à jouer''. » Ces lignes sont décisives : elles attestent que le publiciste politique dont le nom continue d'épouvanter la Sainte- Alliance s'est mis délibérément au service de