Kiiiitzii,'er, up. rit.,]). 98-UÎ
A. Kùiitzigor, up. cit., p. 03-04.
û. Kùatziger, op. cit., p. 04-65.
Quant aux nonces, ils informaient successivement la Cour de Rome que le terrible ouvrage, hautement patronné par le Sénat de Venise, était l'objet dans cette ville d une réédition latine et d'une version italienne; qu'en France, on le traduisait à deux reprises; qu'en Espagne, le Conseil même de Castille couvrait en partie les frais d'une impression nouvelle, et que ce livre, suivant l'expression du futur cardinal Caprara, « servait de Gode à la Cour et à la Nation ^ » ; qu'en Portugal se publiait un Febronius latin, puis un Febronius portugais, qui môme se distribuait gratuitement; qu'en moins d'un an plus de 700 exemplaires s'en vendaient à Vienne; et que l'Allemagne enfin, après avoir lancé dans le monde ce séditieux latin, faisait le succès d'une traduction allemande-.
Sous divers formats, en diverses langues, Febronius accomplissait son tour d'Europe : les Gouvernements lui souriaient, et Choiseul écrivait : (( Les motifs de l'animosité de la Cour de Rome font trop d'honneur à ce prélat savant et vertueux, pour croire qu'ils puissent porter atteinte à l'estime et à la confiance de l'Electeur de Trêves pour lui. Si le livre de Febronius a pu répandre la doctrine de l'Eglise gallicane dans les autres Etats catholiques, c'est une obligation immortelle que ces Etats auront à ce prélat -^ »
Les réfutations surgissaient, l'une après l'autre : l'une d'entre elles, môme, était signée d'un théologien dont l'Eglise fera plus tard un docteur, saint