‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 201 sur 202 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

LA PEx\SEE CATHOLIQUE ET LA PENSÉE ALLEMANDE

I. Mépris de l'intelligence allemande, à la fin du xviii= siècle, pour le catholicisme. — Les responsabilités de l'Eglise d'Allemagne : erreur de la théologie de l'époque de ÏAu/'klâruny, qui mutilait le dogme et avait honte du mystère; enseignement rationaliste des Facultés de théologie au début du xix" siècle ; caractère rationaliste et vaguement moralisateur de la prédication. — Rentrée du catholicisme dans la pensée germanique à la faveur du romantisme 161

IL Gœthe et le christianisme. — Sa haine de l'ascétisme chrétien. — Le christianisme pourvoyeur de sensations. — Schiller et les Dieux de la Grèce. — Frédéric Schlegel : sa dévotion pour l'hellénisme. — Gœthe salué comme un représentant de la pure grécité 1G7

III. La lutte entre les dieux de la Grèce et le christianisme. — Premier épisode : François-Léopold de Stolberg. — Son attitude philosophique et esthétique. — Sa haine contre le rationalisme protestant. — Impressions religieuses rapportées de Suisse et d'Italie. — Le commerce de la princesse Gallitzin. — L'influence de M"" de Montagu et de M™" de La Fayette. — La conversion de Stolberg (1800). — Emoi produit par cette conversion. — Rancunes prolongées : le pamphlet de Voss. — Demi-approbation des mystiques protestants 174

LV. La lutte entre les dieux de la Grèce et le christianisme. —Second épisode : Frédéric Schlegel. — Influence de Fichte sur Schlegel. — Abandon de l'esthétique « objectiviste » vantée chez les Grecs. — Son admiration pour Wilhelm Meister: origine de la théorie de l'ironie. — Le subjectivisme de Schlegel. — Sa recherche d'une religion nouvelle, pourvoyeuse de symboles d'art. — Découverte du catholicisme : sa

conversion (1808). — La Langue et la Sagesse des Indiens .-rorientalisme préféré à l'hellénisme. — L'Histoire de la littérature ancienne et moderne : le christianisme réintégré dans l'art. — Auguste-Guillaume Schlegel : ses velléités de conversion. — Destinées différentes des deux frères 183

V. Le romantisme allemand : sévérités qu'il a rencontrées. — Le professeur de morale des premiers romantiques : Gœlhe. — Don Juan à l'école de Fichte. — L'imitation de Wilhelm Meister. — La rêverie des romantiques : paresse et perpétuel mécontentement. —La course vers l'indéfini. — Alternative à laquelle sont acculés les romantiques, métapliysiquement et moralement. — Oscillation du romantisme entre l'Eglise romaine et le néant. — Les deux pôles : Kleist et Werner. — Henri de Kleist ; son suicide. — Zacharias Werner : sa conversion, sa vocation sacerdotale, ses prédications au Congrès de Vienne. — Attitude antiprotestante des romantiques : Tieck; le fragment de Novalis sur la chrétienté 193

VL Les inspirations catholiques de la littérature romantique. — La « nouvelle mythologie chrétienne ». — La Statue de marbre, d'Eichendorf : retour aux sources chrétiennes. — Les hymnes de Novalis. — Retour au moyen âge. ^ Le mouvement de Heidelberg : Gœrres, Arnim, Brentano ; résurrection du moyen âge littéraire. — Le mouvement de Cologne: Wallraf, Bertram, les Boisserée ; résurrection du moyen âge artistique. — Le Dombild. — Les Boisserée et Gœthe. — Enthousiasme naissant pour la cathédrale de Cologne : l'ironie hostile de Heine 209

VIL Oscillation de l'âme romantique entre ITtalie et l'Allemagne. — Le petit livre de Wackenroder : la foi, fille de l'art. — Mortimer dans Marie Stuart, de Schiller: l'émotion esthétique à Saint-Pierre de Rome. — La colonie romaine d'artistes allemands : Overbeck. — Une série de conversions d'artistes au catholicisme.— Le précédent de Winckelmann : différence entre la conversion 'ie Winckelmann et la conversion des Nazaréens. — Théorie des ISazaréens sur l'esthétique. — Modification des sujets de tableaux: congé donné aux dieux païens. — Modification de la technique : congé donné aux modèles. — La piété, condition de l'art. — Un artiste thaumaturge : Achtermann. — Une oraison au point de départ, une apologétique au point d'arrivée. — Art et religion synonymes. — L'apogée de l'école nazaréenne : séjour de Louis de Bavière en 1818. — Les résultats de l'œuvre des Nazaréens. — Appel de l'Allemagne à un art issu du catholicisme. — Le fondateur de l'histoire de l'art: le protestant converti Rumohr 223

VIIL Le caractère patriotique du mouvement romantique. — Une revanche des désastres allemands. — Volonté des artistes d'être « intimement chrétiens et intimement allemands ». — Connexion retrouvée entre l'idée catholi(iue et l'idée germanique. — Effort du romantisme pour rendre au peuple allemand sa conscience nationale ; solidarité entre cet effort et la reviviscence de l'idée religieuse 246

CIIAPITIIE 11

LES DÉBUTS DU RENOUVEAU CATHOLIQUE ALLEMAND, LE CERCLE DE MUNSTER, L'AC- TION DE S AI LE R (1800-1820).

I. Le catholicisme à Munster au début du xix« siècle. — La princesse Gallitzin : son cercle. — Deux périodes dans l'histoire de la « vSainte famille » 253

II. Un ministre « éclairé » et catholique : François de Fûrstenberg.

— Une création qui devance l'Université de France : lorganisation de l'enseignement à Munster 256

III. Un enfant anormal devenu pédagogue : Bernard Overberg. — Ses efforts au profit des instituteurs, des institutrices, des séminaristes.

— Le Guide d'enseirjnement méthodique. — Les ordonnances de l'évêché de Munster sur l'enseignement 259

IV. Succès de l'œuvre pédagogique d'Overberg : témoignages de Stolberg, de Stein, de Cuvier. — Survivance de l'influence scolaire d'Overberg 264

V. Le journal d'Overberg. — Ses préoccupations de catéchiste ; ses manuels. — Le catéchisme de Y Aufklârung et les catéchismes d'Overberg. — La méthode platonicienne dans l'enseignement religieux. — Nécessité d'une solide formation des catéchistes. — L'enseignement de la solidarité dans le catéchisme d'Overberg 267

VI. Le comte de Stolbeig après sa conversion. — Un conseil de Droste-Vischering : publication de VHistoire de la religion de Jésus. — Caractère de ce livre : « une chose de cœur ». — Hommage du platonisme au christianisme. — L'Histoire de la religion de Jésus et les mystiques protestants. — Stolberg et les polémiques confessionnelles.

— Les derniers écrits de Stolberg 274

VII. La philologie au service du christianisme : Kistemaker . . . 283

VIII. Disparition progressive de la première génération de la « Sainte Famille ». — La seconde génération : les Droste-Vischering. — Influence (!u cercle de Miinster sur le catholicisme westphalien 285

IX. Une personnalité catholique à Landshut : le prêtre Sailer. — Sympathies qu'il inspire aux protestants. — Un François de Sales allemand. — Alarmes du protestantisme rationaliste. — Sailer et le mysticisme séparatiste de l'Allemagne méridionale. — Boos et Gossner. 291

X. Suspicions de Rome contre les relations de Sailer avec les mystiques. — Popularité des mystiques séparatistes : témoignages de Kingseis, Savigny, Brentano. — Influence de la personnalité de Sailer et de son attachement à l'idée d'Eglise 300

XI. Sailer pédagogue, moraliste et prédicateur. — Réaction contre les maximes et les habitudes de l'époque de VAufklurung 304

XII. Rencontre de Sailer et du catholicisme westphalien. — Les deux

convertis de Sailer : Brentano, Diepeiibrock. — Leurs témoignages au sujet de Sailer 307

Dernier coup dœil sur le catholicisme westphalien. — Deux futurs évèques : Droste-Vischering et Diepenbrock 309

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