LES PUBLICISTES CATHOLIQUES ET LA SAINTE-ALLIANCE
L'idée courante sur l'Eglise et la Sainte-Alliance. — La réalité historique. — Nécessité d'étudier l'attitude des publicistes catholiques à l'endroit de la Sainte-Alliance 313
I. Joseph Gœrres. — Gœrres enfant contre Lucifer. — Gœrres enfant chez l'imprimeur. — Son écrit sur la paix universelle. — Sa jeunesse jacobine : la Feuille rouge. — Les apostrophes aux despotes. — L'acte de décès du Saint-Empire ; l'annnonce de Bonaparte. — Le glas de la puissance romaine. — La mise du vieux monde à l'encan 316
II. L'évolution de Gœrres. — Les pays rhénans mécontents de la France. — Gœrres à Paris. — Son hostilité jurée contre la France. — Son amer scepticisme à l'endroit des illusions révolutionnaires. — Gœrres homme de négations 323
III. Ses occupations scientifiques. — Gœrres à Heidelberg. — Son contact avec le germanisme du moyen âge ; sa reprise de contact avec le christianisme. — Son retour en pays rhénan 328
IV. Gœrres interprète des malheurs de lAllemagne. — La vocation d'élite de la race germanique. — La Chute de L'Allemagne ; la Chute de la religion. — Les Allemands, « caste de brahmanes ». — Caractère éclectique et syncrétiste de la religiosité de Gœrres. — L'esprit de syncrétisme religieux dans l'Allemagne de l'époque 331
V. La science des religions : son caractère et ses tendances au début du xix*^ siècle. — La Symbolique de Greuzer accusée d'être une apologie du sacerdoce. — VHistoire des Mythes. — Gœrres et les frères Grimm 33rî
VI. Gœrres et la politique. — Le mutisme de l'opinion publique allemande. — Le Mercure : son succès foudroyant. — Gœrres professeur de haine contre la France. — La « cinquième puissance ». — Un pastiche de Napoléon : l'Europe mystifiée. — Rêve d'une alliance entre Pie VII et les peuples 341
VII. Déception profonde de Gœrres après le Congrès de Vienne. — L'esprit absolutiste des souverains. — Les théories politiques de Gœrres. — Sa conception des constitutions. — Absolutisme monarchique et absolutisme démagogique. — La façon de royalisme de Gœrres. — Les rois « titubants ». — La disparition du Mercure. — Prédication prophétique au sujet de l'assassinat de Kotzebue. — Publication du livre :
tAhLË DES Matières 401
t Allennujne et la Révolution. — Gœrres proscrit. — Luttes futures entre Gœrres et la Prusse 347
VIII. Gœrres à Strasbourg. — Ses publications d'orientalisme. — « Le présent cognant à toutes les croisées »; !*« autre Coriolan ». — Nouvelles brochures politiques. — Le Congrès des princes à Vérone ; le Congrès des peuples, rêvé par Gœrres. — Retour de Gœrres vers le moyen âge et vers le catholicisme. — De l'éclectisme religieux au catholicisme intégral. — Souvenir de ses polémiques contre la Sainte- Alliance : effets de ce souvenir sur lopinion allemande. — Les débuts de Gœrres comme apologiste ; un hommage à la démocratie suisse. 359
IX. Charles- Louis de Haller. — Apologiste avant d'être catholique. — La Restauration de la Science politique. — La contre-révolution de la science. — La haine de l'absolutisme poussée jusqu'à la suppression de l'Etat. — Conception féodale de la société. — L'attitude de Haller : « déchaîner la guerre dans le royaume des intelligences ». — Sa foi en ses théories et sa foi en l'Eglise romaine. — Haller envoyé de Dieu 367
X. Frédéric Schlegel : son enseignement philosophique et s«cial. — L'école rationaliste et l'école « légitime ». — Le « singe devenu libéral » ; l'homme, image de Dieu. — La réintégration de la nature en Dieu. — Un obstacle : l'absolutisme. — Le christianisme et l'idée de relativité. — Monarchiste par haine de l'absolutisme. — La théologie politique de Schlegel et la Sainte-Alliance 374
XI. Adam Mûller, « la première tète de l'Allemagne ». — Un Bonald allemand. — Correspondance entre Miiller et Gentz. — Gentz : la « foi d'obéissance »; Dieu « posé par procédé ». — L'idée de Dieu dans l'œuvre d'Adam Mùller. — L'illogisme de la Sainte-Alliance dénoncé par Adam Mûller. — Crainte de la Sainte-Alliance pour les « vérités morales positives ». — Hostilité de Mûller contre le droit romain et contre Adam Smith. — Prophéties sociales d'Adam Mûller — , . . . 380
DoHble importance de ces penseurs, comme devanciers du mouvememt social-catholique autrichien , et comme adversaires de l'absolutisme des rois « saintement alliés » 390
FIN DU ToMË Premier