‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 38 sur 202 · Stigloher, op. cit., p. (;(i-ti · texte numérisé non relu

Stigloher, op. cit., p. (;(i-ti

:{. Le texte en est publié dans Stigloher, op. cit., p. 266-279. 4. Voir, sur ce point, Stigloher, op, cit., p. lu3-12U.

accordait aux évêques, tous les cinq ans, le droit de dispenser des lois de l'Eglise dans les affaires matrimoniales^; obligation du placet épiscopal pour la circulation des actes pontificaux : telles furent les nouveautés promulguées à Ems. On stipula que les rapports de l'Eglise d'x\llemagne avec le Saint-Siège devaient être réglés comme l'avait décrété le gallicanisme du xv' siècle. On prétendit limiter la juridiction de la Curie, et l'on établit que, lorsqu'en troisième instance un appel serait porté à Rome, le Saint-Siège devrait nommer, en Allemagne môme, des juges pour la cause'"^^. Ainsi, de leur propre initiative, les métropolitains définissaient la portée de leurs droits et traçaient des règles à la primatie papale ; en se réservant d'approuver ou de repousser les documents pontificaux, en corrigeant la formule du serment de fidélité au Pape telle que l'avait fixée Grégoire VIT^, ils remaniaient les assises mêmes du gouvernement de l'Eglise et signifiaient à Pie VI, non point même leurs vœux, mais leur volonté. A l'écart du reste de l'épiscopat, les délégués des électeurs ecclésiastiques s'étaient érigés en législateurs pour l'Eglise d'Allemagne. Ils curent ensuite la déférence d'adresser les <( poncialions » à l'empereur, pour qu'il y souscrivit^.

Joseph 11, en principe, goûtait cette offensive de l'Eglise germanique; à Vienne surgissaient pamphlets sur pamphlets ; les publicistes sem-

Page 1