‹ L'Allemagne religieuse (volume 2)Chapitre 39 sur 202 · Voir, sur ce point, Stigloher, op. cit., p · texte numérisé non relu

Voir, sur ce point, Stigloher, op. cit., p

4. Là lettre d'envoi est publiée dans Stigloher, op. cil., p. 278-281.

blaient sonner la charge i, mais une lettre de Limburg-Styrum, évèque de Spire, induisit Tempereur à la réilexion '. Ce prélat se plaignait qu'à Ems on eût fait bon marché du droit des simples évoques, qu'on se fût passé de leur présence, et qu'on se fût épargné la peine, ensuite, de leur donner communication personnelle des décisions de l'assemblée : cette désinvolture des mitres souveraines choquait les mitres plus modestes. Le Congrès d'Ems, de toute évidence, avait creusé un fossé entre les métropolitains et les simples évoques, et, de fait, il n'y en eut qu'un parmi ceux-ci pour adhérer pleinement aux Ponctations, celui de Passau'^.

Cette réserve ou cette hostilité du reste de la hiérarchie à l'endroit des métropolitains dissuadait l'empereur de s'engager trop formellement avec eux. Le roi de Prusse, lui, apportait en ce débat plus de crànerie; et, tout protestant qu'il fût, c'est au nonce qu'il rendait service. Il permettait à Pacca d'exercer sa juridiction spirituelle dans le territoire de Clève, aux portes môme de l'archevêché de Cologne^, obtenait ainsi que Dalberg, protégé de la Cour de Berlin, fût accepté par la Cour de Rome comme coadjuteur de Mayence, et couronnait cet échange de coquetteries en recevant solennellement Pacca, en 1788, dans la petite ville rhénane de Wesel, territoire prussien ••.

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