VI PRÉFACE
de la vie religieuse allemande la formule fameuse : Cujus y-egio, ejus j^eligio ; la tyrannie des souverains sur tous les sanctuaires, sur les églises où Dieu se montre, sur les cœurs où Dieu se cache, paraissait définitivement scellée. Droste-Vischering descella cette tyrannie; et lorsque la démocratie de 1848, s'enchantant du mot de liberté, se tourna vers le sépulcre où le césaropapisme protestant avait enfermé la liberté des âmes, elle en trouva la porte ouverte. Veillant près de cette porte comme Fange, jadis, près de la tombe désertée par Jésus, les représentants de la hiérarchie catholique purent signifier à la démocratie que déjà, grâce à Tarchevêque de Cologne, la liberté des âmes allemandes était ressuscitée.
L'histoire que nous tentons a donné lieu, en Allemagne, à d'estimables travaux d'ensemble; M. Henri Schmid, professeur à l'Université d'Erlangen, et M. Henri Bruck, mort évêque de Mayence, ont écrit, le premier au point de vue protestant, le second au point de vue catholique, des livres qui nous ont guidés. Mais les deux premiers volumes de Bruck, relatifs à la