‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 104 sur 215 · Rosenthal, op. cit. y I, ii, p. 25(>-2r · texte numérisé non relu

Rosenthal, op. cit. y I, ii, p. 25(>-2r

5. Voir Franz Binder, Emilie Linder, Munich, 1867 (extrait fies Historisch Politische Blàtter).

t). Rosenthal, op. cit., I, ii, p. 326-330. — Rosenthal, op. cit., I, i, Supplément, p. 138-139, cite encore, comme peintres convertis à Rome, Eggers, Rhoden, Ruscheweyh, Xeller. — Le peintre Ijosser, juif d'origine, sétait fait protestant à Rome dans la chapelle de lambassade de Prusse ; puis, malgré Bunsen, il se fit catholique (Rosenthal, op. eii.t I, ii, Supplément, p. 11-12).

7. Overbeck fut aussi parrain, en 1844, de l'historien Frédéric Hurler (Howitt, II, op. cit., p. bO-'A). Voir, dans Hurter, Hwter und êeine Zeit, II, p. 5b-57, la lettre qu'il écrit à Hurter au sujet de son livre : Geburt und Wiedevf/eburt ; elle est d'un penseur religieux. — M. S{>ahn dit avec raisou que " Ihonuiie, en Overbeck, eut plu* d'influence que l'artiste. « {Philipp Veil, p. 30.)

8. Howitt, op. cit., II, p. 1-42. — Cf. Erwin Speckter, op. eîl., p. 410 et suiv., le récit d'une tentative de cinq heures que fit Overbeck, en 1832. pour convertir le peintre Speckter. «« Il avait un si effroyable aèle, écril Speckter, et une gravité si surhumaine, qu'au premier instant, plusieurs minutes durant, je perdis la parole ; j'étais là, presque sans senliment, stupéfait, écoutant. S'il eût saisi cet instant, je serais catholique. »

9. Ceux là même qui ne se convertissaient pas à Rome en rapportaient des impressions singulièrement profondes, témoin l'historien B6hiuer écrivant do Francfort en 1827 : " Le manque de la religion qui doit

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avisait à la restauration du petit cloître allemand d'Assise, et s'efforçait ainsi de mettre Tàme germanique en prières, sur un coin de terre où la beauté est comme une fleur de piété ^ ?

Un sculpteur de méchante langue, du nom de Wagner, avait, par dérision, affublé Overbeck et ses premiers élèves du sobriquet de Nazaréens : l'appellation leur est restée 2. Ils n'étaient point, d'ailleurs, gens à en rougir ; et cette épigramme d'atelier leur fût plutôt apparue comme une définition imagée, mais exacte, de leur tempérament et de leur doctrine.

« Parmi les chrétiens, exercé par des chrétiens, l'art ne peut être conçu que comme chrétien -^ ». Cette maxime, qui résume la pensée d'Overbeck, fut une grande ouvrière de nouveautés. Elle modifiait tout ensemble les sujets de tableaux, la technique de l'art, les âmes mêmes des artistes. Une semence païenne ne peut produire une moisson chrétienne * : donc il fallait, avec mépris, laisser le paganisme en sa tombe ^, et se garder de lui rendre une vie posthume parles prodiges de l'art:

être le sel de toutes chr)ses, tout maîtriser, tout réconcilier, tout mettre en valeur, devient beaucoup trop sensible, et je crois avec Clément Bi-entano, qu'à l'heure actuelle Rome est à proprement parler la seule vraie ville {die einsiye redite Stadt) malgré tous les effritements. » (Janssen, Uôhtners Leben und liriefe, II, p. ib7.)

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