‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 105 sur 215 · Kingseis, Urinneniuyen, II, p · texte numérisé non relu

Kingseis, Urinneniuyen, II, p

2. Allgemeine deutsche /^iof/rap/iie,art.\Vagner (Johann-Martin), XL,p.5t8.

3. On trouve ces mots dans le dernier fragment sur l'art écrit par Overbeck (Uowitt, op. cit. ,U, p. 350). Cf. Il, p. 345: Overbeck n'admet pas qu'on le qualifie d'exclusif {finxeitig) pour s'être consacré uniquement à la peinture religieuse.

4. Howitt, op. cit., II, p. 121 : « Elever nos artistes à l'école de l'antique, c'est faire comme ceux qui, dit l'Evangile, veulent récolter des raisins dans les épines. »

5. Howitt, op. cit., II, p. 68- — Cf. II, p. 120: « Nous restons si loin derrière les anciens, parce que nous oscillons entre deux buts, incertains «i nous servirons Dieu ou Baal. >»

les dieux d*antan, qui n'avaient cessé d'être propriétaires de rOlympe que pour devenir locataires des ateliers de peintres, devaient recevoir leur congé. La technique des anciens, elle, méritait peut-être plus de respect: on en pouvait tirer profit, « ainsi que firent les enfants d'Israël lorsqu'ils dérobèrent à l'Egypte les vases précieux pour les affecter au service du vrai Dieu * » ; mais l'emploi du nu dans l'art devait être proscrit ; et, comme desimpies dieux de l'Olympe, les modèles, à leur tour, étaient mis à la porte des ateliers -. Le vide, ainsi, semblait s'y faire ; mais qu'importaient ces émigrations successives, puisqu'il restait, dans ces laboratoires du beau, ainsi transformés en cellules désertes , quelques âmes d'artistes, et puisque Fart nouveau devait être Témanation de ces âmes et le resplendissement de leur propre sainteté ^ ? En vain le sénateur

1. Ilowitt, op. cit., U, p. 68: ces mots sont tirés du commentaire écrit par Overbcck, en 1840, pour le tableau le Triomphe de la Jieligion. — Même idée (Howitt, op. cit., II, p. 344), dans une lettre adressée par Overbeck, en 1860, à l'éditeur du Dictionnaire de la Conversation.

2. Sur la haine dOveibeck pour l'étude cadavérique et pour l'observation du modèle féminin, voir Howitt, op. cit..l, p. 72, et Spahn, Philipp Vei^,p. 3(1. — Schadow, fondateur de l'école de Dusseldorf, ne partageait pas cette haine du nu : « C'est là une erreur, écrivait-il, comme si l'esprit du christianisme prohibait la représentation du nu. Le plus haut objet du christianisme, c'est le Christ nu sur la croix. » {Ueber den Binfluss des Christenthums au f die bildcnde Kunst : Vorlesuny gefialten am 30 september 1842 ror der General Vvrsomnilung des Congrès scientifique zu Strassfmrg, p. ôj Dusseldorf, Buddeus, 1842). Cf. Fiiike, Karl À/ùller, p. 36-38 (Cologne, lîachem). — Le pieux Steinle lui-même estimera, plus tard, qu'Overbeck n'eût i)as dû tant négliger la nature {Edward v. Steinle's liriefwechsel, II, p. 44. Fribourg, Herder, 1897).

3. Howitt, o;;. cit., II, p. 117: « Le but de l'art chrétien est de donner gloire à Dieu moyennant la sanctification des âmes. » — II, p. ^3-'Mh. lettre au prince Maximilien de Bavière: «Les œuvres d'art chrétien doivent être conçues dans un saint enthousiasme ; seule, une àmo enflammée peut enflammer et élever en haut d'autres âmes ; et c'est le but de l'art chrétien. » — Cf. II, p. 375 et suiv., la page d'Overbecksur les vierges sages symbole de l'art.

Overbeck avertissait-il son fils de « peindre de la chair ^ ». Frédéric était une âme qui voulait, avec le pinceau, incarner aussi immatériellement que possible les âmes du paradis. Enfin la vie même des artistes devait changer : le vieil homme, en eux, était indigne de manier la palette ; il fallait qu'un homme nouveau se créât, et que cet homme nouveau, dans la lutte interne et quotidienne contre les puissances du Mal, fût sans cesse vainqueur: à ce prix, il demeurerait artiste, et d'autant plus vraiment artiste que plus profondément pieux^. Et si, de pieux, il pouvait devenir saint ; de converti, apôtre, et d'apôtre, thaumaturge, quelles merveilles d'art, alors, ne pourrait-il enfanter? Un pâtre, du nom de Guillaume Achtermann, s'en fut à Rome, sur le tard, pourmanier Fébauchoir ; il y fit des conversions, puis fut réputé, même, faire des miracles ^r comment la Descente de Croix dont il orna la cathédrale de Munster ne serait-elle pas un miracle d'expression ? Aussi Dorothée Schlegel tenait-elle, avant l'heure, le langage d'une « Nazaréenne », lorsque, le 11 février 1809, elle écrivait à son fils le peintre Jonas Veit, pour accélérer sa conversion : « Il n'y a pas d'art de peindre, si l'on ne connaît pas le christianisme ; et tu ne peux pas espérer faire des progrès dans quelque autre voie. Pour

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