‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 111 sur 215 · Esch, op. cit., p · texte numérisé non relu

Esch, op. cit., p

les Kaunitz et les Pombal, les Tannucci et les Du Tillot, grands et petits ministres du despotisme réformateur^ eussent été importunés par le spectacle de cet homme d'Etat qui, tout ensemble, tenait compte des exigences de \ Aufklarung et provoquait Tépanouissement de toutes les formes de vie chrétienne.

Ministre de Tévêquede Munster à partir de 1762, et puis, à partir de 1780, exclusivement préposé à l'instruction publique*, il fit de cette terre d'Eglise un centre typique d'institutions scolaires. Au sens où Napoléon créa T Université de France, on peut dire que Furstenberg organisa, dans le diocèse de Munster, une sorte d'Institut national d'éducation, dans lequel les divers degrés de l'enseigne^ ment, primaire, secondaire, supérieur, étaient rattachés entre eux par un lien très étroit, comme les parties d'un même corps^. Il avait commencé par l'enseignement secondaire, et c'était — chose curieuse — la lecture même de son programme de réformes, publié en 1776% qui avait jadis attiré la princesse Gallitzin à Munster, pour l'éducation de ses enfants. Survenue comme une disciple, elle s'était transformée en collaboratrice*, courant l'Allemagne en poste avec Furstenberg pour observer les nouveautés scolaires, et s'en allant jusqu'à

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