Galland, Die Fûratin Amalie von Gallitzin, p. 32 et suiv
Halle voir le Paedagogium du célèbre théologien prolestant Niemeyer, qui garda de cette visite un grand souvenir ^ Un échelon plus haut que le gymnase, Fûrstenberg, dès 1780, ouvrait à Munster rUniversité^; à un échelon plus bas, il créait, à proprement parler, renseignement primaire, et trouvait pour cette œuvre un auxiliaire admirable dans un prêtre d'origine très humble, qui fut, de 1786 à 1806, le commensal et le directeur de la grande dame immigrée, Bernard Overberg.
L'enfance d'Overberg^ avait été retardataire, presque anormale : il n'avait su marcher qu'à l'âge de cinq ans, et, pour apprendre à lire, n'avait pas fatigué moins de huit alphabets différents^. Très pauvre d'ailleurs, fils d'un simple colporteur, il épelait ses livres à la lumière de la résine avec laquelle ses parents se chauffaient, et cette lumière était vacillante comme balbutiantes étaient ses
1. Niemeyer, Beqharhtungen auf einer fieisc durch Holland und Westfalen^ p. 270 et suiv.
â, Esch, op. cit., p. 107-m et 198-i>19.
3. Sur Bernard Overberg (i754-i826), voir Krabbe, Leben Bernard Overberg*8, 4« édit. (Munster, Aschendorff, 1896). — Krabbe, qui joua un rôle notable, connue théologien, à l'assemblée épiscopale de Wurzbourg de 1848, avait été le disciple d'Overberg. Schubert, le professeur de la Faculté des sciences de Munich, publia un résumé de l'ouvrage de Krabbe, et une courte biographie du pédagogue Wittmann, mort évoque de Ratisbonne, en un petit livre qua traduit en français Léon Bore : Vie de Bernard Ooerberg. (Paris, Debécourt, 1843.)