Krabbe, op. cit.^ p
lèvres. Ainsi débuta rhomme qui devait, pendant près d'un demi-siècle, semer du christianisme dans tous les sillons de la Westphalie, et l'y faire germer et mûrir.
Jeune vicaire, il avait un curé malade et prit sur lui toute la besogne des catéchismes : il y excella, parce qu'il l'aimait. Un jour de 1782, il eut en son lointain village un auditeur inattendu : c'était Fiirstenberg en personne. Overberg, à contre-cœur, dut se laisser arracher à ses petits paysans et venir à Munster pour travailler avec le vicaire général'. Le travail fut multiple. Quarante ans durant, Overberg, du mois d'août au mois de novembre, tint des cours de vacances auxquels étaient appelés tous les maîtres d'école et pour lesquels on réclamait, aussi, la présence des séminaristes 2. Vingt-sept ans durant, chaque semaine, il donna dans le couvent de Lorraine, à Munster, en môme temps que des leçons de calcul, un enseignement exemplaire du catéchisme^. 11 se préoccupa sans lassitude d'assurer à la terre de Westphalie un corps d'institutrices séculières^ destinées à perpétuer dans l'enseignement des filles l'influence catholique, lorsque les congrégations disparaîtraient; et, grâce à lui, le nombre des maîtresses d'école doubla. Enfin, sans préjudice de ces tâches diverses, la formation des clercs, durant les dix-huit dernières années de sa vie,
1. Krabbe, op. cit.. p. 22-23. — La lettre d'acceptation qu'adressa Overberg à Fiirstenberg est publiée par Galland, Bistorisch Politische Blàtter, 1879, LXXXIII, p. 569-570