‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 119 sur 215 · Esch, op. cit., p · texte numérisé non relu

Esch, op. cit., p

2. J B.nssen, Friedrich Leopold Graf zu Stolberg, II, p. 235-236 (Fribour^, Herder, 1877).

qu'ailleurs ; les concitoyens du ministre Fiirstenberg conservent, grâce à lui, un trésor assurément inestimable, dont tous nos philosophismes ne sauraient compenser la perte ^ »

La Prusse, en 1806, s'étant momentanément effacée devant la France, la « Basse-Allemagne », à la suite des victoires napoléoniennes, fut morcelée en départements de Tempire français : alors Cuvier, qui visitait, par ordre de Tempereur, les écoles du pays de Munster, rendit hommage à leur organisation: « il les faut laisser dans leurs rapports actuels avec les curés et les ministres, concluait-il, à charge par ceux-ci de correspondre avec les recteurs^. » Même, à la rigueur, si la centralisation universitaire risquait de paraître importune aux bons pédagogues dressés par Overberg, Cuvier souhaitait que la France ne se montrât pas exigeante : « Si M. Tévêque de Munster, expliquait-il, ne croyait pas pouvoir condescendre à cet arrangement, nous pensons qu'il vaudrait mieux, en ce moment, laisser les choses telles qu'elles sont, que de vouloir soustraire tout d'un coup les écoles à Tautorité toujours présente des curés. » Le préfet du dépar-

i. Pertz, Leben Steiii's, I, p. 241-242.

2. Cuvier, Rapport sur Vinstruction publique dans les nouveaux départements de la Basse- Allemagne, p. 110. — « Les écoles, écrit-il, presque toutes annexées aux églises, sont surveillées par les pasteurs. On y enseigne à lire, à écrire, à compter, et la religion; dans celles des villes on va un peu plus loin. Les maîtres et maîtresses sont obligés de se rendre tous les automnes à une école normale où on perfectionne leur instruction et où l'on s'assure qu'ils se maintiennent dans leurs connaissances et qu'ils mettent en pratique les méthodes dont ils ont été imbus. Cette école est tenue, à Munster, par un ecclésiastique respectable, nommé M. Overbeck {sic), auteur d'ouvrages intéressants sur l'éducation... Toutes ces écoles sont très fréquentées ; la surveillance en est très bien exercée par les curés et par la commission, et tout le monde vote pour leur conservation. » (Id., op. cit., p. 21-23.)

ment de TErns supérieur, M. de Keverberg, rêvait, de son côté, d'établir en son district, suivant l'exemple donné par Overberg; une école normale pour les maîtres ; et Ton vit môme paraître, par les soins de ce préfet, une petite brochure dans laquelle étaient multipliées les citations du prêtre pédagogue ^

Enfin, un demi-siôcle plus tard, Eugène Rendu, faisant une enquête dans l'Allemagne du Nord sur l'état de l'enseignement primaire, écrivait à son retour : « I/esprit d'Overberg ne cesse point d'animer les amis de l'éducation, que, dans les différentes parties de l'Allemagne catholique, dirige encore le souvenir du maître-. » Ces lignes sont de 1855; et l'on publiait en Belgique, vers la même époque, une traduction française du Guide d'enseignement méthodique pour les instituteurs, avec des estampilles épiseopales et officielles qui assuraient la fortune et l'autorité du livre. Ainsi se poursuivirent, à travers le xix"* siècle, et longtemps au-delà de sa tombe, les succès scolaires d'Overberg ; Ketteler, en 1848, à la tribune du Parlement de Francfort, se complaisait à mentionner avec honneur l'école d'institutrices de Munster'^; quant à Técole normale d'instituteurs installée à Biiren peu de temps avant la mort d'Overberg, Eugène Rendu recueillait auprès de l'évêque de Munster et de l'archevêque de Cologne d'instructifs renseignements sur le séjour que fai-

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