Galland, op. cit., p
3. Voir, sur ces catéchismes de la période de XAufklàrung^ Thalhofer, hhxticicklung des katholischen Katechismus in Deutschland von Canisius bis Deharbe, p.*90-l02 (Fribourg, llerder, 1899).
4. Overberg, Manuel de pédagogie, p. 430. — Fùrstenberg, dans ses pages sur l'enseignement populaire, eût volontiers incliné, lui, adonner à l'enseignement de la religion une allure plus rationnelle (Ksch, op. ctf., p. 143-144 et 275 et suiv.).
tique », qui amène le disciple à découvrir par lui-môme le vrai*; et, bon gré malgré, il Tintroduit dans son catéchisme, encore qu'il s'agisse, ici, de vérités dévoilées au genre humain par une gratuite condescendance de Dieu. On a pu lui reprocher de s'adresser èi l'homme naturel — cet être fictif imaginé par la philosophie de l'époque — plutôt qu'au chrétien baptisé- : le catéchiste, aidé de la révélation, interpelle cet homme naturel et lui propose quatre grandes questions : « Qui est ce Dieu à qui tu dois la vie? ï^urquoi vis-tu? Qu'a-t-il fait et que fait-il en vue de ta vie éternelle? Et toi, que dois-tu faire pour y arriver? » Sous ces quatre rubriques, Overberg fait rentrer tous les chapitres de ce que nous appelons communément le catéchisme. Son procédé d'enseignement est un appel incessant à la religiosité de l'enfant; au fur et à mesure, les croyances de la religion surviennent, pour satisfaire aux besoins successifs de cette religiosité ainsi mise en branle; elles se graveront ainsi dans l'âme comme l'écho d'une interrogation que l'âme elle-même lançait à la cantonade, et que Dieu recueille et satisfait; une telle empreinte sera durable; et cela suffit à Overberg, peu soucieux de fatiguer par des formules la mémoire du petit chrétien^. Le système est fort original; il a longuement survécu à son inventeur ; c'est en lisant les livres de catéchisme d'Overberg que jusqu'en 1888 tous les enfants du diocèse de JVliinster ont appris leur
1. Galland, Historitch Politische Blâtter, 1879, LXXXHl, p. 570.