‹ L'Allemagne religieuse (volume 3)Chapitre 126 sur 215 · Overberg, Manuel de pédagogie, p · texte numérisé non relu

Overberg, Manuel de pédagogie, p

religion, et certes ils la savaient bien; et l'usage de ces manuels n'est pas encore disparu dans le diocèse de Paderborn^

Il convient d'observer, néanmoins, que le maniement dune telle méthode, l'interprétation d'une telle « maieutique », réclament des catéchistes éminents : il faut des intelligences actives pour activer d'autres intelligences. Aussi voyonsnous Overberg insister, tant auprès des instituteurs qu'auprès des curés, pour qu'ils tiennent leur âme en main, par une véritable préparation morale, avant d'aborder leur auguste besogne de catéchistes; et, lorsqu'en 1809 il fut devenu régent du séminaire de Munster, ses homélies se faisf^ient pressantes, presque menaçantes, pour mettre les jeunes clercs en garde contre la paresse. « Très facilement, disait-il, l'ecclésiastique peut s'adonner à l'oisiveté. Tous les quatorze jours une petite prédication, ce n'est pas un travail. S'il ne désire pas toujours s'attacher au bien des fidèles, de toutes les façons il n'est qu'un paresseux, et malheur à lui ^I » Rapprochée de cette homélie, sa méthode catéchétique s'explique mieux : elle est aussi utile au prêtre qu'au fidèle; elle secoue, par elle-même, l'indolence du prêtre, elle le contraint, au contraire, à une collaboration laborieuse avec ses pupilles, et lui impose cette tâche délicate de mettre ces petits êtres, si l'on ose dire, sur la piste de la religion,

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