Thalhofer, op. cit., p
2. Krabbe, op. cit., p. 193-197. — En réunissant ces conseils moraux d'Overberg et les pages de Fûrstenberg sur la formation intellectuelle du prêtre (Esch, op. cit.., p. 295-297), on peut se faire une idée complète de l'éducation de ce clergé westphalien, qui, durant tout le cours du siècle, dans les querelles entre l'Eglise et la Prusse, se distinguera par la sûreté de sa conduite et son courageux esprit d'entreprise.
et de la leur faire désirer, trouver et goûter. Elever un enfant dans la religion, c'est bien; Télever vers la religion, c'est mieux : Overberg veut le mieux, et le corps sacerdotal s'en doit rendre capable.
Au cours de ce voyage de découverte auquel le catéchiste, tel que le conçoit Overberg, doit solliciter Fâme enfantine en môme temps qu'il l'y guidera, on ne permet pas au petit chrétien de s'isoler ou de se désintéresser d'autrui ; on ne lui donne pas l'impression que, pour mieux trouver Dieu, il se doive détacher des communs devoirs de charité humaine; tout au contraire, au fond du catholicisme tel qu'on le lui révèle, il y a une morale sociale, dont à l'école même on fait balbutier à l'enfant les premiers rudiments. Observons en effet les lectures catéchétiques auxquelles Overberg attache le plus de prix. Pour les petits catéchismes, il recommande qu'on explique les bienfaits anonymes, insoupçonnés, que tout être humain, par là même qu'il vit en société, reçoit de la société, et la dette de reconnaissance qui l'attache dès lors à tous ses frères ; tout le passage développe, en une simple prose, ce que M- SuUy-Priidhomme indiquait jadis en son admirable sonnet; et, pour employer un mot à la mode, volontiers dirions-nous que cette solidarité qui, de fait, relie entre elles toutes les vies humaines, est l'un des principaux sujets de méditations qu'Overberg propose aux tout jeunes enfants ^ Des philosophes avisés ont surgi de nos jours pour inventer la théo-
!► Overberg, Manuel de pédagogie, pj 230i
rie du « quasi-contrat » et fonder, sur cette théorie, un hypotliétique devoir de solidarité : Overberg, moins habile aux arguties juridiques, mais assurément pluspsychologue, avaitun autre moyen d'insinuer aux enfants ce devoir : c'était de les faire méditer, au grand catéchisme, sur cette maxime du christianisme, que Tamour de Dieu est inséparable de Tamour des hommes. Et c'est ainsi que les petits Westphaliens, catéchisés par le bon Overberg, partaient déjà de l'observation d'un fait que la pensée moderue se complimente d'avoir découvert, et remontaient, ensuite, vers un principe d'obligation qu'elle ne semble pas, jusqu'ici, avoir réussi à remplacer... Overberg, s'il vivait, dirait que la pensée moderne en est encore au petit catéchisme!
Avec Frédéric-Léopold de Stolberg, et sous la pression des circonstances politiques, l'activité du cercle de Munster alla s'élargissant.
Catholique depuis la Pentecôte de 1800, Stolberg cherchait un moyen de servir sa foi nouvelle, lorsqu'un jeune prêtre de Munster lui donna l'idée d'un grand travail sur l'Ecriture Sainte^ : ce jeune prêtre, qui n'était autre que Droste-Vis-