Jean, VII
3. Stolberg, Histoire de Noire-Seigneur Jégus-Christ et de son siècle, trad. Jftger, p. 285.
avaient jadis occupé les plus hauts esprits de l'Europe, fut qualifiée, sur sa pierre sépulcrale, de « mère des pauvres et des opprimés * ».
Ce fut, le 16 septembre 1810, le tour de Fûrstenberg, de mourir. « Jamais terre allemande, à notre époque, ne connut pareil bienfaiteur », écrivait Stolberg; et sa stèle tombale le qualifia de père de la patrie et d'ami des pauvres ^. Car il y avait encore des pauvres à aimer, des pauvres à instruire, même après l'absorption dans une nouvelle Europe de cette petite patrie qu'était la terre épiscopale de Munster.
Stolberg succomba le 5 décembre 1819, en pardonnant à l'écrivain Voss, qui venait de l'insulter dans un bruyant pamphlet 3. On pouvait absoudre sans péril le sec et froid rationalisme dont Voss demeurait le dernier avocat : le renouveau catholique et la spéculation protestante d'un Schleiermacher avaient condamné ce rationalisme à mort; Voss, avec ses allures agressives, n'était pas un initiateur, mais simplement un revenant.
Overberg, enfin, « le plus aimant des hommes », comme l'avait appelé Ftirstenberg ^, dut, le 9 novembre 1826, prendre congé de la vie et des jeunes séminaristes qu'il formait ^. Et sur l'obélisque qui lui fut érigé, on lisait :
Instituteur des instituteurs durant quarante-trois ans. Ainsi lui fut-il donné, de devenir le bienfaiteur de toute la