Aichinger, op. cit., p
5. Jean Gossner (1773-1858) fut, trois ans et demi durant, collaborateur de Feneberg dans sa paroisse de Seeg. Des difficultés qu'il eut avec l'évéché d'Augsbourg sous l'inculpation de quiétisme l'aigrirent contre l'Eglise. Installé à Munich à partir de 1811, ses catéchismes, ses prédications, lui donnèrent une grande action sur les â-mes ; il avait des dévots, qui se réunissaient chez lui en petites assemblées secrètes. Les protestants de l'Allemagne du Nord épiaient ses évolutions religieuses ; Scbleiermacher le visita. La Prusse, en 1819, après qu'il eut été suspendu dans le diocèse de Munich, le nonuna professeur de religion au gymnase de Dusseldorf ; il s'y ennuya, et sen fut en Russie. Le secret même qui planait sur son
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Ignace Lindl ^ ; quant à Boos, qui mourra catho* lique, on a de lui une lettre où il félicite un ami qui s'était fait protestant 2. Pour se détacher de ces édifiantes mais énigmatiques chapelles, dont un excellent prêtre, le bavarois Martin Vôlk, momentanément excommunié en 1823, fut le dernier représentant^, Sailer n'attendit point que ces dénouements fussent consommés : très nettement, dès Tannée 1816, il blàraa, chez les auteurs du mouvement de réveil, Tesprit de séparatisme et leur penchant à la fronde^. Vingt ans durant, il avait craint de méconnaître Dieu
activité mystique l'y rendit suspect; de retour en Allemagne, il passa formellement au protestantisme, devint pasteur en 1827 et consacra sa vie au développement des missions protestantes allemandes.
1. Ignace Lindl (1774-1828), prêtre dans le diocèse d'Augsbourg, fut peutéXiey de tous ces mystiques, le plus puissant remueur de foules. « Éveillé » au mysticisme par Oosaner, en relations avec les piétistes de Bàle et de Wurtemberg, il tenait des prédications en plein air. qui groupaient jusqu'à huit ou dix mille personnes. Le prince Gallitzin, alors sous l'influence de M»" de Krudner, l'appela en Russie en 1819; il se maria et fonda en Bessarabie une colonie pieuse, où l'on attendait la venue du Seigneur. Des difficultés surgirent : Lindl revint en Allemagne en 1824, passa formellement au protestantisme, se fit pasteur, puis se brouilla avec l'Eglise officielle, et mourut chef d'un petit groupe protestant séparatiste de médiocre importance.